Auteur : Mydaya

Site : www . alvima . com / mydaya (sans espaces)

Genre : Romance adolescente yaoi

Note : Les personnages rencontrés tout au long de cette histoire sont à moi. Veuillez respectez les droits d’auteur. Attention, il y a beaucoup de langage d’homophobes. Si cela vous gêne, ne lisez pas (si je pensais dire ça un jour, lol)

 

*-*-*-*-*

 

Le Sanglot d’un Ange

Larme 5 : Pour tous les poissons

 

*-*-*-*-*

 

Bruno laissa tomber ses cours de maths sur le sol et soupira, fermant les yeux. Allongé sur son lit, il en avait plus que marre de bosser ! Il essaya de repenser à Cyril mais même ça, il avait du mal.

Eh oui, depuis l’accident avec Laurent, ce dernier lui avait plus ou moins fait comprendre qu’il n’était pas le bienvenu chez lui et donc ça faisait trois mois qu’il n’avait pas revu Cyril. Il lui manquait tellement... Mais entre son meilleur ami et son petit frère, il avait fait un choix ! Laurent représentait son meilleur ami – depuis que Josselin les avait lâchement abandonnés pour une fille, tss – et il ne savait pas s’il pourrait supporter de le perdre.

Et puis, il y avait toujours d’autres poissons dans l’océan, non ? A cette idée, songeant à des corps musclés huilés, Bruno fit la grimace. Bon, peut-être pas autant de poissons que ça... Tout ça le dégoûtait franchement, même s’il arrivait à se détacher un peu de sa condition, et c’était seulement avec Cyril qu’il se sentait bien. Jamais il n’oublierait la sensation qu’il avait ressentie en serrant le brun contre lui lors de cette dernière soirée. Bruno secoua la tête : à quoi bon se torturer alors qu’il ne le reverrait jamais !?

Déjà qu’il avait de la chance que Laurent n’aie rien à dit au lycée ! En effet – fait assez étonnant – son meilleur ami n’avait pas mentionné son homosexualité, même si c’était tout comme... Depuis trois mois, dès que Bruno le touchait par inadvertance, il s’en dégageait prestement en pestant. Il était dingue de son frère, pas de lui !

Ils avaient bien changé cette année, soupira-t-il. Josselin vivait une véritable histoire d’amour, Laurent ne croyait plus vraiment en lui, et lui... disons qu’il s’était arrangé niveau vêtement. Depuis la remarque de Cyril, il avait donné rendez-vous à Elodie pour qu’elle l’aide à trouver des vêtements classes et à la mode. En se regardant du coin de l’œil dans un miroir, Bruno avoua qu’il ressemblait plus à quelque chose qu’avant. Hélas, c’était à double tranchant : à présent, beaucoup de filles dans la classe commençaient à lui parler, faisant pâlir de jalousie Laurent.

Se relevant de son lit, Bruno jeta son reste de maths loin de lui, puis prit son agenda, essayant de voir s’il avait autre chose à faire que des maths – parce que ça lui sortait par les yeux, ce truc ! Passé le bac de l’année prochaine, plus jamais il ne pratiquerait cette matière hideuse. Ouvrant son carnet, il écarquilla les yeux en se relevant brusquement :

 

  Merdeuh ! Lundi, c’est l’anniversaire de Laurent ! J’ai pensé à rien...

 

En panique totale, Bruno appela Josselin :

 

  Josselin, mon pote ! Il faut que tu m’aides !

« Je vais bien, merci. Et toi ? »

  Rha, je n’ai pas le temps de plaisanter !! Je viens d’apprendre que lundi, c’est...

« ... l’anniversaire de Laurent, compléta Josselin. Je ne sais pas pourquoi mais je m’en doutais... »

  T’as quelque chose ? On partage ?

« J’ai acheté un stylo Playboy, Bruno. Ca fait radin à deux. Débrouille-toi : nous sommes samedi donc il y a plein de magasins ouverts. »

  Mais je n’ai aucune idée, moi...

« Mais c’est pas vrai ! s’exclama Josselin. Tu veux que je te tienne la main tant qu’à faire ? Achète-lui un film, un CD, je n’en sais rien ! »

 

Sur ce, il raccrocha et Bruno fixa méchamment son téléphone portable, envoyant des mauvaises ondes mentales à son ami. Jetant vaguement un manteau sur ses épaules, Bruno se précipita dans le premier bus qui passait et descendit dans le centre commercial.

Rentrant dans un magasin de musique, Bruno se sentit un peu perdu... et surtout agressé par le regard que certaines filles lui jetèrent. Il frissonna et marcha mécaniquement vers les rayons qui dessinaient des allées. Il connaissait bien Laurent et il savait les goûts de son meilleur ami, mais à savoir quels CDs il n’avait pas...

 

  Ah ? Bruno ?

 

L’interpellé leva brusquement la tête à son nom et il se sentit devenir rouge en une seconde. Juste en face de lui, de l’autre côté de la rangée de CDs, se trouvait Cyril. Il avait un peu changé, mais il était toujours le même. Ses cheveux noirs étaient juste un peu plus longs et il avait quelque chose dans son regard d’un peu plus mature. Oui, ça devait être lui qui fabulait carrément... Et puis il portait des lunettes... Nouveau, ça. Sûrement parce qu’il fixait trop souvent un pauvre écran qui n’avait rien demandé.

Se ramenant à la réalité d’une baffe magistrale mentale, Bruno regarda anxieusement à droite et à gauche :

 

  Ton frère est avec toi ?

  Ahaha ! Non, ne t’inquiète pas. Je suis ici pour lui acheter un cadeau d’anniversaire.

  Ah, tiens, moi aussi.

 

Cyril contourna le rayon pour se mettre à côté de lui et regarder les CDs qu’il regardait. Sincèrement, cela lui faisait du bien de le revoir. Même si ce serait pour un court instant, cela lui ferait oublier toutes les aventures malheureuses qu’il avait connu avec son frère.

 

  Ca fait longtemps qu’on ne s’était pas vu, commenta Cyril.

  Ah euh... disons que j’ai eu une petite embrouille avec ton frère et j’ai interdiction de séjour chez vous.

 

Cyril leva des yeux froncés vers lui. Il devait se demander si Bruno était sérieux ou pas. Bruno soutint son regard sans broncher, puis reporta calmement son attention sur le rayon. Il prit un CD et le tourna entre ses doigts : peut-être que ça conviendrait. Cyril ne sembla pas insister, mais prit lui aussi une boîte pour y lire les titres.

A la caisse, il se tourna vers lui et fit :

 

  Tu veux venir chez moi ?

  Hein ? C’est quoi cette proposition indécente ?

 

Ca lui était sorti tout seul, mais il le pensait vraiment et il rougit lorsque Cyril rigola.

 

  Je ne sais pas faire les papiers cadeau et c’est le massacre à chaque fois, s’expliqua-t-il. Mes parents sont chez des amis, alors ils ne peuvent pas m’aider.

  Oui, mais ton frère...

  Oh, il est avec sa copine, coupa Cyril en haussant les épaules.

  Florie ? Je l’ai croisée une fois... Sympa. Et toi, toujours pas de copines ?

  Si, plus ou moins..., fit-il sur le chemin. Mais à chaque fois, elles me disaient : « Ouais, tu ne sors pas assez, et moi dans tout ça ? Tu préfères ta console à moi ! C’est n’importe quoi ! » Et j’en passe des meilleurs...

  Elles n’ont peut-être pas tort, s’amusa Bruno.

  Bah, ça me gonfle.

  Ok, ok.

 

Ca faisait tellement du bien de parler avec lui... Le mieux, ça aurait été de prendre un appareil photo et de saisir son visage pour qu’il ne l’oublie pas une seconde fois. Le courant passait si bien entre eux... pourquoi était-ce aussi compliqué ?

Bientôt ils arrivèrent chez lui et le plus vieux se sentit envahi par un sentiment plus que bizarre. Il n’avait pas le droit d’être là ! D’une part, vis-à-vis de Laurent, ce n’était franchement pas juste de faire ça derrière son dos. D’autre part, envers Cyril qui ne se doutait de rien sur les sentiments qui le tourmentaient alors qu’il l’invitait innocemment chez lui. Non pas qu’il allait lui sauter dessus – cette idée le répugnait carrément – mais c’était tricher.

C’est dans un état second qu’il apprit à Cyril comment faire un papier cadeau – comme si c’était un truc difficile à réaliser et que seulement les élus pouvaient réaliser. En plus, il ne fallait pas qu’il traîne trop au cas où Laurent rentrerait tôt...

 

  Et toi ? demanda Cyril.

  Hm ?

  Tu n’arrêtes pas de me tanner avec mes copines, mais ça s’est arrangé pour toi ?

  Comment ça ?

  Je me souviens que tu avais eu une frousse d’enfer à la dernière soirée parce qu’elles s’étaient toutes jetées sur toi. D’ailleurs, tu as attiré plus d’un regard dans le magasin tout à l’heure. J’ai été étonné qu’il n’y en ait pas eu une au moins qui t’ait demandé ton numéro.

  Elles devaient plutôt baver sur toi, à mon avis.

  Pas toutes, gloussa Cyril. Et donc ? Raconte-moi.

  Je n’ai pas la tête à ça en ce moment...

  Ah bon ?

 

Cyril semblait franchement étonné. Se savant rouge comme une pivoine, Bruno baissa les yeux sur son cadeau emballé dans un beau papier bleu et rouge. Le sang battait à ses oreilles, l’empêchant de bien se concentrer. Mais non, il ne fallait pas lui dire ! C’était totalement stupide ! En plus, Laurent pouvait rentrer à tout instant ! Et puis, Cyril ne pouvait avoir que la même réaction de son frère et il se ferait encore une fois injurier ! Et il irait tout cafter à son frère ! Et il perdrait alors réellement tout !

 

  En fait, j’ai... l’ami... d’un ami qui a un problème. Il... il ne veut pas trop en parler, mais je ne sais pas quoi faire pour l’aider. Cet ami m’a avoué qu’il était gay...

 

Bruno jeta un coup d’œil à son voisin, mais ce dernier ne le coupa pas, levant simplement les sourcils. Encouragé par cette attitude, Bruno continua :

 

  ... et qu’il était dingue du frère de son meilleur ami et il m’a demandé conseil... à moi ! ajouta-t-il en riant bêtement, comme si l’idée était ridicule.

  Bah euh... il faudrait qu’il en parle à son meilleur ami, je pense... et que...

 

Soudain Cyril s’arrêta en fronçant les sourcils. Il sembla réfléchir puis il se leva soudainement, les yeux écarquillés. Bruno quitta sa chaise à son tour, incertain de ce qu’il passait dans la tête du plus jeune. Mais lorsque ses yeux croisèrent le regard choqué et surtout méprisant de son vis-à-vis, il n’eut plus aucun doute. Il leva le bras dans sa direction :

 

  Euh, Cyril...

  Dégage de là.

 

Toute couleur semblait avoir disparu du visage de Bruno lorsqu’il reprit son cadeau sur la table. Il aurait préféré que Cyril le frappe... comme son frère. Le regard qu’il avait intercepté était pire que tout. De plus, la réalité semblait le rattraper durement. Il était un gars et un sale pédé. Comment pouvait-il espérer faire ressentir à quelqu’un d’autre autre chose que de la haine ?

Sortant de la maison, il marcha sans but jusqu’à s’asseoir sur un banc, fatigué par tout ça. A quoi ça lui servait de lutter ? Remarquant qu’il était dans le parc de la ville, il constata qu’il était juste en face de l’étang. Il y avait peu de gens car le fond de l’air était encore bien frais pour une fin d’hiver.

Essuyant des larmes inopportunes, Bruno essaya de se dire que ce n’était rien et qu’il fallait qu’il trouve quelque chose d’ironique à penser. Mais pourquoi n’y arrivait-il pas ?! Jurant tout haut, il laissa son visage reposer sur ses genoux et il se laissa aller à son tourment. Réussissant à se calmer quelque peu, il sortit son téléphone portable et appela sa maman personnelle :

 

« Allo ? fit un voix endormie. »

  Quentin... ça ne va vraiment pas... Tu vois je me verrais bien piquer un petit dernier plongeon dans l’eau juste devant moi...

« Hein ? Mais qu’est-ce que tu racontes, Bruno. T’as vu l’heure ? Il est... Bon, d’accord. Alors, qu’est-ce que t’as fait ? »

  Je me suis fait jeter...

« Hein ? Par tes parents ? »

  Non. Par Cyril.

« ... Je vois... Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse ? Tu ne vas quand même pas aller dire bonjour aux petits poissons rien que pour ça ? »

  Je ne sais pas... Je ne sais pas...

« Bon. Ne bouge pas, j’arrive. »

 

C’était vrai ça, il n’avait qu’à faire quelques pas et à penser à arrêter de se débattre et  il pourrait facilement mourir en quelques secondes, non ? Et puis, les poissons seraient sûrement ravis d’avoir un nouveau compagnon de jeu ! Bruno eut un léger sourire, soulagé de reprendre son humour.

Il resta à rêvasser, se plaisant à remuer ses bonnes plaisanteries pour éviter de trop penser, justement. Finalement, Quentin arriva et il sourit en se levant de son fichu banc.

 

  Salut ! fit-il gaiement. J’ai cherché un roc pour accrocher à mon pied, mais c’est en voie de disparition dans le coin.

  Rho, mais ce n’est pas vrai d’être aussi...

 

Quentin inspira profondément, visiblement agacé. Il s’approcha de Bruno et remarqua les larmes qui menaçaient de couler abondamment sur les joues de l’adolescent. Comme quoi, sa carapace d’autodérision avait quelques failles.

 

  Ca arrive de se faire jeter. Et il y a plein de poissons dans l’océan, fit-il maladroitement.

  Ah, ces poissons vont me poursuivre jusqu’à ma mort !

 

Malgré tout, Bruno baissa soudain la tête et ses épaules se secouèrent alors qu’il sanglotait silencieusement. Soupirant, Quentin choppa la tête du brun et la colla contre son épaule. De l’autre main, il tapota son dos d’une façon bourrue :

 

  Allez, ce n’est pas la fin du monde. Je suis sur qu’une... qu’un gars sera meilleur que lui et que ça va être l’amour fou... C’est un peu rapide pour laisser tomber, tu ne crois pas ?

 

Bruno essaya de retenir ses larmes, mais c’était comme si cette capacité rencontrait quelques disfonctionnement dans son cerveau. Quentin recula et le prit par les épaules d’une façon un peu brutale :

 

  Pour ça, qu’un remède : l’alcool ! Tu vas voir, je vais m’occuper de toi. J’ai ce qu’il faut chez moi.

 

Bruno sourit et se laisser guider par son ami dans l’appartement de ce dernier. Pas besoin qu’il prévienne ses parents – comme si ça les inquiétait qu’il aille dans un coin louche.

 

*-*-*-*-*

 

Un mois était passé et Laurent n’avait pas semblé changer d’attitude envers lui. Pourtant, Laurent avait eu des millions de raisons de le tuer et de découvrir certaines choses gênantes. C’était comme un crime. Le témoin : Cyril ; le crime : être gay ; le mobile : être amoureux ; et bien sûr, l’indice laissé par le coupable sur les lieux de l’accident : son manteau.

Le lendemain de cette terrible journée, alors qu’il était en train de décuver dans l’appartement de Quentin, il s’était rendu compte qu’il avait totalement oublié son manteau chez Laurent, dans la précipitation. Pourquoi Laurent ne l’avait-il pas vu ? Et pourquoi Cyril n’avait-il rien dit ? Il était tellement dégoûté qu’en parler le répugnait ? Remarque, il n’avait pas entièrement tort. C’était franchement flippant d’avoir un gars qui fantasmait sur soi.

Et pourtant, malgré tout cela, Laurent restait égal à lui-même et ils continuaient leurs plaisanteries, tant en évitant soigneusement de ne jamais se toucher. Si ça se trouvait, son manteau avait déjà été brûlé et Cyril avait du danser une incantation pour y supprimer le mal qui y habitait. En s’imaginant la scène, Bruno eut un sourire mélancolique.

Ah, les vacances étaient tellement bien... Il s’était fait une sortie avec Quentin et ses potes. Il n’avait retenu aucun prénom, mais il s’était bien amusé. Quentin lui avait quand même fait promettre de ne pas se soûler, ni de draguer à droite et à gauche. C’était fou comme les gens pensaient qu’il aimait tous les hommes – comme ces fichus poissons... Non, il était carrément plus à l’aise avec des gars, mais il n’avait pas ressenti les palpitations habituelles lorsqu’il était à côté de Cyril.

Affalé devant la télé, il sursauta lorsque son portable sonna. Ce n’était pas un numéro qu’il connaissait.

 

  Allo ?

« ... »

  Allo ? répéta-t-il.

« Euh... oui... euh, pourrais-je parler à Bruno ? »

  C’est moi. Qui est à l’appareil ?

« Euh... c’est Cyril. »

 

Bruno manqua un battement et son cœur s’affola... Non, c’était le contraire.

Le brun, totalement pris au dépourvu avala de travers et du tenir le combiné loin de lui le temps qu’il reprenne son souffle. Essoufflé, il pria pour que son interlocuteur soit resté en ligne :

 

  Salut Cyril. Ca va ?

« Oui, merci. »

 

Il y eut un grand silence gênant, puis Bruno, stressé par cette attente, le pressa :

 

  Tu voulais me dire quelque chose ?

« Euh... j’ai ton manteau. »

  Tu ne l’as pas brûlé ?

« Hein ? »

  Non, c’est rien, sourit-il. Je peux le récupérer ?

 

C’était trop beau pour être vrai : le manteau devait avoir été mis en lambeau.

 

« Oui. C’était pour ça que j’appelais. Euh... bah en fait, il y a une convention de jeux vidéo près de chez toi à 10h et vu que je comptais y aller... je me disais qu’on pourrait se retrouver là-bas. »

  A 10h ? répéta Bruno en regardant sa montre. C’est faisable. J’arrive.

 

A suivre...

 

*-*-*-*-*

 

Mydaya : Rho, Bruno ne s’en sort pas trop mal dans ce chapitre ! Juste une confession ratée (comme quoi, tout va de mieux en mieux... ou pas) Mais Cyril va-t-il utiliser son manteau perdu pour l’étrangler ? Vous le saurez au prochain épisode !

 

Merci beaucoup à Heaven-of-Dark, Okaina, Paprika Star, Hotaru, Ayuluna, Lolotte, Miyuki Lee, Tigrou19 et Sleepinstar pour leurs reviews !

 

Kyoko : Merci beaucoup pour ta review, j’espère que cette suite t’a plu !

Lunaly : Quelqu’un d’autre veut également du Bruno-Quentin, mais on verra... Merci de m’avoir reviewée !