Chapitre Cinq

Hedon

 

 

Hedon avait été adopté par une famille qui n’était pas spécialement riche mais qui avait une petite maisonnette fort sympathique. Il se maria avec une fille du village, qui s’appelait Liova et qui était amie avec tout le monde. La vie continua et des rumeurs circulèrent comme quoi d’étranges personnes étaient devenues des amis intimes du roi de Garéna. Le roi devint cupide et voulut plus d’argent chaque jour.

A cause de cette cupidité, les parents de Hedon moururent de faim, malgré des soins que leur fournissaient Hedon et Liova. Mais ce n’était pas le seul problème qui accacblait le couple : Liova était stérile et Hedon refusait d’avoir une autre conquête.

Un jour, alors qu’il partait à la chasse, il croisa en chemin une petite vieille qui le salua comme si elle le connaissait. Poli, Hedon s’arrêta pour converser avec elle. Il ne sut plus pourquoi, mais à un certain moment donné, il lui raconta que sa femme était bavarde et que cela l’énervait beaucoup car rien de ce qu’ils faisaient ensemble n’étaient secret.

 

  Si tu trouves moyen de lui faire perdre ce défaut, sourit la vieille femme. Alors elle pourra être enceinte. Mais c’est à toi seul de trouver le moyen.

 

Hedon fronça les sourcils. Il voulut lui demander comment elle avit pu savoir que sa femme était enceinte lorsqu’elle regarda quelque chose derrière lui. Hedon se retourna et vit que le temps se gâtait. Quand il reporta son regard devant lui, la petite vieille avait disparu. Il continua sa route. Pourtant tout au long du chemin, il ne cessait de ressasser les paroles de la vieille femme.

Il était tellement concentré qu’il en oublia la chasse et rentra bredouille. En chemin, ne voulant pas être couvert de ridicule, il rammassa du bois car il commençait à faire un peu froid. Alors qu’il déterrait une souche, il découvrit de l’or.

 

  Quel miracle, s’exclama-t-il. Nous ne serons plus jamais pauvre ! Mais comment faire pour que ma femme ne se rende compte de rien ? Sinon, c’est sûr, le roi, cupide comme il est, voudra me reprendre tout cet or !

 

Il rélféchit un instant puis eut une idée. Il recouvrit le tout le feuille afin que l’on ne découvre pas, pendant quelques temps son trésor, et rentra chez lui avec ses fagots. Rentré, il n’en dit rien à sa femme. Celle-ci lui parla des commérages du village, pusiqu’elle était amie avec tout le monde.

 

  Non, mais tu te rends compte de ce qu’elle a fait ! Et puis elle élève mal sa fille, tout le monde le dit et le répète. Je l’ai vu, pas plus tard qu’aujourd’hui, chaparder dans l’étalage de l’épicier. Ce n’est pas parce qu’on est pauvre que l’on devrait se mettre à voler. N’est-ce pas, mon chéri ? Alors quand je l’ai vu empoigner cette pomme, j’ai tout de suite appelé l’épicier pour qu’il punisse la gamine. Et tu sais quoi ? Tu ne devineras jamais ce qu’il a fait : il lui a donné la pomme après l’avoir vaguement réprimandé. C’est comme s’il considérait le vol comme normal ! Je te jure, il y a des gens pas très nets à Garéna. Cela me fait penser à notre voisine, je l’ai vue en train…

 

Et cela continua pendant deux heures. Hedon aimait bien sa femme et réussissait à la supporter, mais il ne savait s’il tiendrait le coup alors qu’il serait vieux. Il repensa aux paroles de la vieille femme et au trésor qui l’attendait sous la souche. Il ne savait pas trop comment le dire à sa femme.

Le lendemain, il partit très tôt le matin pour chasser. Il attrapa plusieurs lapin. Son plan se dessinant petit à petit dans son esprit, il en garda un qui ne servirait pas à la cuisine. Puis il se rendit chez le boulanger et lui acheta deux douzaines de galettes. Son plan commençait à lui revenir cher mais cela marchait, le trésor serait à lui.

Il repartit sur le chemin de la souche et en chemin pêcha un poisson grâce à un filet. Il le retira et à la place, y posa le lapin. Celui-ci commençait déjà à sentir, mais cela irait pour le mieux pour son scénario. Il prit les galettes, en mangea une pour le plaisir et éparpilla le reste sur les arbres et les buissons aux alentours. Son ventre protesta, mais il n’avait pas vraiment le choix.

Pour conclure, il coinça le poisson entre les branches d’un arbre. Satisfait de lui, il rentra, un peu fatigué car il s’était levé aux aurores. Il était midi lorsqu’il se retrouva face à face avec sa femme. Avalant difficilement sa salive, il écouta ce qu’elle avait à lui dire, puis comme il s’y attendiat depuis le début, elle remarqua :

 

  Où étais-tu allé de si bonne heure ? D’habitude, tu attends au moins que je prépares le petit déjeuner… Tu es allé voir quelqu’un, ajouta-t-elle, soupçonneuse.

  Pas du tout, ma chérie. Je me suis réveillé tôt et je n’ai pas réussi à m’endormir, alors je suis parti plus tôt que prévu à la chasse. Mais en chemin, j’ai trouvé une souche qui pourrais tenir quelques temps au feu. Avec le froid qui arrive, nous feriosn mieux de la ramener chez nous, mais elle est coincée et elle paraît lourde. J’ai pensé que tu pourrais m’aider.

  D’accord.

 

Il faut dire que Liova était une assez forte femme. C’était sûr qu’elle n’était pas du genre à se laisser faire et que pas un seul homme n’oserait s’en prendre à elle dans la rue. Hedon ne se faisait jamais de souçis pour elle sur ce point-là. C’est pourquoi elle se balladait généralement toute la journée à Garéna en train de colporter des informations très importantes, qu’elle faisait profiter à son mair une fois rentré.

Ils allèrent donc vers le trésor. Bien entendu, Liova parla, pour passer le temps, disait-elle. Pourtant, elle s’arrêta net et pointa son doigt sur un arbre. Hedon sourit en pensant au tour qu’il alalit jouer à sa femme. Il se retourna et regharda dans la direction.

 

  Quoi donc ?

  Mais enfin, dit sa femme. Un poisson ! Que fait-il là ?

  Bah, répondit tranquillement l’homme. C’est le printemps, il prépare son nid.

  Mais nous ne sommes pas en printemps et les poissons ne font pas leur nids !

  Si ce n’est pas pour faire son nid, répliqua patiemment Hedon. Pourquoi a-t-il grimpé dans l’arbre ? Il a dû perdre la notion du temps… Il est vrai que ça se réchauffe un peu, bien qu’il fasse un peu frais. Il a dû croire qu’on était déjà en printemps…

 

Liova ne trouva rien à répondre, mais Hedon vit bien qu’elle se posait des questions. Lorsqu’ils reprirent leur chemin, elle se retournait toujours pour voir le poisson, jusqu’à ce qu’elle ne l’aperçoive plus. Hedon la laissa faire.

Arrivés à l’arbre, elle remonta ses manches et en queqlues instants les racines craquèrent. Lorsqu’ils déterrèrent la souche, Ils décourvirent le trésor. Hedon joua assez bien la comédie et parut surpris. L’instant de surprise passé, il montra sa joie en sautant et en claquant des doigts. Il empoigna sa femme et l’embrassa. Rougissant de plaisir, Liova lui sourit, ravie. Mais tout d’un coup, Hedon s’arrêta et parut réfléchir à quelque chose. Il se tourna brusquement vers sa femme et lui dit :

 

  Il ne faut que personne ne soit au courant ! Sinon le roi voudra nous le reprendre !

  Bien sûr, je serais muette comme une carpe.

 

Paraissant soulagé, Hedon aidda sa femme à transporter l’or. Ils le rangèrent dans un sac qu’ils couvrirent de branchages. Puis Hedon fit :

 

  Allons à la rivière voir si quelque chose s’est pris au filet.

 

Sur le chemin, sa femme se mit à pousser des cris étonnés. Sa tête essayait de regarder partout à la fois, mais à la fin, la tête lui tourna. Elle eut le vertige et si Hedon n’avait pas été là, elle serait tombée. Il s’enquit de sa santé.

 

  Regarde, répliqua-t-elle, se demandant comment il faisait pour ne rien remarquer de bizarre. Là, sur les buissons, des galettes !

  Bien sûr, soupira Hedon en relevant Liova. Tu n’as pas entendu le vent souffler cette nuit ? Il venait de l’ouest. Là-bas, les toits des maisons sont couverts de galettes. Le vent a soufflé si fort qu’il a arraché les galettes des toits et les a transportées jusqu’ici.

  Que tu es savant, mon cher époux ! Le vaste monde n’a pas de secrets pour toi ! Est-ce tes parents qui t’ont tout appris ou as-tu voyagé ?

  Quand on chasse beaucoup on apprend l’essentiel, répondit-il vaguement en tirant le filet de pêche de l’eau. Belle prise, ma foi, cela servira de souper, j’avais raison.

  Mais tu n’es pas surpris de trouver ce lapin ? Comment a-t-il pu se prendre dans ton filet ? Ne devrions-nous pas récupérer un poisson ?

  Oh, répondit tranquillement Hedon. Cela arrive souvent quand les lapins vont à la rivière prendre leur bain. Ce sont des animaux très propres, tu sais ! Mais essayons de nous dépêcher car la nuit tombe vite en ce moment. Faisons attention à ce que personne ne nous voit.

 

Hedon et Liova transportèrent ainsi le trésor jusqu’à chez eux sans encombre. Mais alors qu’ils allaient tourner la poignée de leur porte, une silhouette se dessina dans l’obscurité naissante. Le voisin n’avait pas vu de lumière et voyant le couple rentrer avec un coffre, il se posait des questions.

Mais alors qu’il allait faire connaître sa position, une vieille femme lui barra le chemin et lui mit une main devant sa bouche. Elle le regarda droit dans les yeux et le voisin se détendit. Il parut n’être qu’un objet entre les mains de la petite vieille. Puis, docilement, il regagna sa maison, sans un mot. Le lendemain, il ne se souvint plus de rien.

Hedon, en se réveillant, avait un si large sourire qu’il le communiqua à sa femme. Qu’il était bon de se sentir riche ! Malheureusement, ils ne pourraient pas en profiter comme un seigneur, mais plutôt comme des paysans assez modestes.

Liova alla trouver ses amies aves énergie, pendant que Hedon partait encore une fois à la chasse. Voyant son attitude enjouée, ses amies la pressèrent de questions.

 

  As-tu réussi à avoir un enfant, Liova ?

  Etes-vous devenu riches, toi et ton mari ?

  Ton mari, t’a-t-il offert un beau bijoux ?

  Une belle robe ?

 

Liova rougit de plaisir et commença à leur raconter que c’était juste qu’elle aimait bien que son mari aille à la chasse. Ses amies, ne voyant pas ce qu’il y avait de réjouissant, en demandèrent davantage. Mais Liova resta muette comme une carpe.

Le soir, Hedon lui redemanda expressément de ne rien dire à personne de leur trésor. Il termina son argumentation en citant les seigneurs qui les voleront à leur guise s’ils savaient ce qu’il y avait. Liova le rassura et prit en exemple ce qu’elle avait raconté à ses amies. Hedon devint légèrement inquiet et lui demanda de rester prudente dans ses demi-réponses.

Le lendemain, Hedon retourna à la chasse. Liova raconta à ses amies que son mari la rendait riche quand il allait dans la forêt. Qu’il trouvait toujours le moyen de lui ramener un trésor. A ce mot, ses amies sourirent :

 

  Il a trouvé une broche perdue ?

  Il chasse tellement bien que vous arrivez à tout vendre ?

  Te rapporte-t-il à chaque fois un beau cadeau ?

 

Liova n’en dit pas plus et se morigéna déjà d’en avoir trop dit. Mais impossible de faire marche arrière. Peur d’en dire plus qu’elle ne voudrait, elle quitta précipitament ses amies et s’enferma chez elle à double tour.

Elle regarda le trésor caché sous leur lit et le contempla jusquà l’arrivée de Hedon. Elle ne lui dit rien, de peur qu’il ne se fâche qu’elle n’est été trop bavarde sur quelque chose qu’il prenait à cœur.

Le jour suivant, elle resta chez elle. La semaine suivante, elle resta même cloîtrée. Hedon s’aperçut de quelque chose, mais il n’osa pas demander. Liova semblait juste un peu plus fatiguée et malade chaque jour.

Elle se sentait si mal qu’il se posa un instant la question de savoir si sa femme était enfin enceinte, comme l’avait promis la petite vieille. Pourtant, son ventre ne gonflait pas et sa femme semblait justement maigrir de jour en jour.

Puis un jour, Liova en eut assez et sortit de chez elle, un châle sur ses épaules, étant encore un peu maladive. Elle retrouva ses amies qui s’enquirent poliment de sa santée, avant de l’étouffer de questions. Ce fut ce jour-là que Liova craqua. Elle leur dévoila tout mais leur demanda à la fin de ne raconter ce secret à personne.

Le jour passa et les femmes chantèrent les louanges de Liova, qui se fit beaucoup d’amies. Tout le monde posait des petites questions de politesse et parraissait si attentionné que Liova ne put s’empêcher de leur raconter à eux aussi son secret. Les gens ne parurent pas tellement surpris mais firent un effort pour pousser quelques exclamations.

En deux jours, tout le village était au courant. En trois, deux des seigneurs se déplacèrent eux-même pour se rendre compte de la situation. Le soir était déjà tombé et Hedon était rentré chez lui. Sans en parler à sa femme, il cacha leur trésor autre part. Il vit qu’il avait eut raison lorsqu’il vit débarquer chez lui les deux seigneurs.

Les seigneurs portaient de grandes capes noires qui les couvraient jusqu’aux pieds. Lorsque Hedon voulut les débarrasser, ils grognèrent en signe de réponse, ce que l’homme identifia comme une négation. Il recula sagement jusqu’aux côtés de sa femme.

 

  Ah, s’écria l’un des deux seigneurs d’une voix nasillarde. Brigands ! Vous trouvez un trésor dans notre forêt et vous ne nous dites rien. Cela ne se passera pas comme ça. Cet or nous appartient, rendez-le nous ! Sinon, vous le payerez très cher…

  Seigneurs, gémit Hedon, rampant presque à terre, de terreur. Comment pouvez-vous imaginer une chose pareille ? Hélas, je suis aussi pauvre que je l’ai toujours été et cette pauvreté a tourné la tête de mon épouse. Elle raconte partout qu’elle a trouvé un trésor, mais ce n’est qu’un rêve…

  Quoi, le coupa Liova, indignée d’être ainsi traitée. Tu oses affirmer que nous n’avons pas trouvé de trésor ? Qu’il n’a jamais existé, que tout sortait de mon imagination ?

  Tais-toi, ordonna l’autre seigneur à Hedon qui faisait mine de vouloir parler, puis s’adressant à Liova : Mais toi, tu peux parler sans crainte… Raconte-nous tout ce qu’il s’est passé pour que tu aies trouvé ce faculeux trésor.

  Comme vous voudrez, seigneurs. Voilà, c’était il y a environ un mois, le temps s’était réchauffé ; d’ailleurs un poisson s’était trompé de saison et avait fait son dans un arbre.

  Que racontes-tu, l’interrompit le premier seigneur.

  La vérité, je n’oserais jamais mentir à mes seigneurs ! J’ai vu le poisson dans l’arbre comme je vous vois. Nous avons donc trouvé le coffre au pied d’une souche, nous l’avons caché dans un sac et nous sommes rentrés en passant par la rivière. Je me souviens très bien. La veille, le vent avait soufflé en tempête et avait répandu des galettes sur les buissons.

  Des galettes, murmura le même seigneur, de plus en plus perplexe. Dans les buissons ?

  Oui, seigneur. Mon mari a relevé le filet de pêche. Un joli lapin s’y était pris. Nous sommes rentrés, nous avons caché lee trésor sous notre lit et nous avosn mangé le lapin en sauce. Je suis sûre de ce que je dis ; je ne l’ai pas inventé, tout de même !

 

Hedon levait les yeux au ciel, montrant qu’il avait raison et qu’ils n’avaient pas trouvé de trésors. Le preier seigneur allait partir, mais le second le retint par la manche. Il s’adressa poliment à Liova.

 

  Peux-tu nous montrer ce trésor, car nous ne sommes pas sûrs de te croire.

  Bien sûr !

 

Elle les mena jusqu’à la chambre et regarda sous le lit. Elle se redressa la seconde d’après, interloquée. Confondue, elle fouila toute la pièce, sous le regard patient des seigneurs. Après que Liova ait tout cherché de fond en comble, le deuxième seigneur s’enquit :

 

  Que cherches-tu ?

  Le trésor a disparu, s’exclama-t-elle, sous le choc.

 

Puis elle alla s’asseoir sur le lit, les yeux dans le vague. Les seigneurs opinèrent de la tête et s’en allèrent sans s’excuser du dérangement. Lorsque Hedon referma la porte, les voisins jasaient, mais finirent bien par se rendre compte qu’il n’y avait jamais eut de trésors et que Liova s’était bien moquée d’eux.

 

  C’est toi qui a changé le trésor de place, demanda Liova à Hedon.

  Oui, répondit simplement Hedon.

 

Un silence.

 

  Pourquoi ? A présent tout le monde me prend pour une menteuse !

  C’était ce à quoi j’aspirais, avoua l’homme. Ainsi, tu ne seras plus bavarde. Te rends-tu compte que tu allais donner notre trésor aux seigneurs ? Nous n’aurions plus rien eut ! Et pire, je serais allé en prison pour avoir voler les seigenurs. Mais peut-être que notre situation t’importe peu et que tu préfères garder ta réputation de commère !

  T’es-tu bien amusé à me voir ridicullisée ainsi ?

  Oui, je sais ainsi que tu as appris la leçon.

  Bien, alors je me tairais, si c’est cela qui te gênait tellement dans notre relation.

 

Hedon n’ajouta rien et alla se coucher. Le lendemain, en effet, sa femme ne dit pas un mot. Les jours non plus, elle ne dit rien. Hedon se demanda quand est-ce qu’elle craquerait. Mais un an passa et elle ne craqua pas.

Comme promis, elle accoucha d’un enfant, une fille, que Hedon fut obligé de baptiser Vesay sans le consentement de sa femme, puisqu’elle se refusait à lui adresser la parole. Elle eut un autre enfant et Hedon espéra qu’il s’agisse là d’un garçon, mais non, il s’agissait d’une fille qu’il appela Tihana.

Les années passèrent et sa femme ne fut plus enceinte. Il pria et pria jusqu’à ce qu’un jour, elle fut de nouveau enceinte. Malheureusement, ce n’était qu’une fille. Il la nomma Kesga. Hedon était de plus ne plus malheureux. D’une part, sa femme ne parlait toujours pas et d’autre part, il n’avait eut que des filles.

Il alla à la souche et la frappa de toutes ses forces.

 

  A cause de toi, ma femme est devenue muette et je n’ai eut que des filles ! Je te maudis car tu m’as trompé !

 

C’est alors qu’un gros chien blanc au long poil apparu et fixa méchament Hedon. Celui-ci prit peur et s’enfuit. Ses pas le conduisirent jusqu’au château des seigneurs. Le pont-levis s’abaissa précipétament comme s’il craignait que Hedon ne parte. Hésitant, celui-ci entra à l’intérieur. Tout n’était que pénombre, jusqu’à ce qu’une lumière tombe sur un siège occupé par l’un des seigneurs.

 

  Tes paroles été entendues, fit-il d’une voix crissante. Et nous voulons bien faire ton bonheur. Mais pour cela, donne-nous un de tes yeux et ta beauté. Ainsi ta femme retrouvera la voix et tes filles épouseront de puissants monarques.

  C’est vrai, s’écria Hedon. Merci…. Merci beaucoup. Prenez mon œil, prenez tout ceq ui vous intéressera.

 

Un autre seigneur apparut dans le champ de vision de Hedon. Il tenait de grosses pinces en fer. Il le fit asseoir sur une table et commença l’opération.

Hedon sortit du château, le corps meurtri. A son passage, les enfants pleuraient et couraient chercher refuge dans le giron de leur mère. Celles-ci les faisaient rapidement rentrer à la maison, tandis que l’époux sortait dehors, un objet coupant dans les mains. Attristé, Hedon rentra chez lui. De là, sa femme hurla et les filles courèrent en tous sens. Se regardant dans un miroir, Hedon vit ce qu’il était devenu : un monstre. Défiguré, un œil manquait à son orbite gauche.

Liova n’avait toujours pas terminé de hurler. Seulement, elle n’avait pas émis un son pendant plusieurs années et ce réveil précipité ne plut pas à ses cordes vocales. Elles se brisèrent et il en résulta une hémorragie interne.  Elles s’écroula, inerte. Les filles arrêtèrent de crier, voyant ce qui pouvait arriver. Hedon leur raconta alors le tour que lui avait joué les seigneurs du château. Certes, Liova avait reprit sa voix, mais à quel prix…

 

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Fin du cinquième chapitre.

Tiré d’un conte russe.

Ce chapitre a été un peu plus long que les autres, donc j’espère que ça ne vous a pas trop découragé… é_è

La suite est pour bientôt, ne vous inquiétez pas ^^

Mydaya