Auteur : Mydaya
E-mail : mydaya2000@yahoo.fr
Site : nex84.ath.cx/mydaya
Couples : Yaoi, yuri et hétéro donc, comme allant de soi, pour toute personne n’aimant pas un des styles, je vous déconseillerais de lire l’histoire, sauf si vous voulez vous y essayer, mais ne m’insultez pas, merci.
Genre : Romance, intrigues, suspens, complications, meurtres, traumatismes, etc. Bref, pas de quartiers, lool ! Sinon, pas de lemon. Lime à la limite, mais pas plus loin.
Disclaimers : Tous les personnages de cette histoire allant du chien, du chat, de l’arbre, de la pâquerette, jusqu’à la vache qui broute dans le pré, en passant par les humains qui se baladent et qui jouent à Dallas, tout cela, c’est à moi. Si vous désirez quoique ce soit, veuillez me prévenir.
Note : C’est un chapitre dédié à Damien cette fois-ci. Le pauvre, je vais le faire souffrir... mais gentiment, promis ;p Je suis désolée, je n’ai pas updaté rapidement ce chapitre, mais comme je l’avait déjà dit dans les premiers chapitres, ma vitesse pour écrire cette fic est très variable (quoique j’ai le plan général de tout fait, donc c’est un peu plus facile)
Un grand merci aux revieweurs qui ont pris le temps de me laisser un commentaire. Merci à Milii, Nass et L’Ange gardien !! J’espère que cette suite vous plaira tout autant que les chapitres précédent !
Bonne lecture
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Boys’ & Girls’ Revolution
Chapitre 4 : Trop demandé
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Le matin fut horrible. Damien avait passé une nuit peu tranquille, ressassant le baiser entre Benoît et Michael.
De la part du roux, personnellement, il s’en fichait royalement. D’ailleurs, il n’avait jamais pensé le revoir un jour ! Il menait sa vie et Damien la sienne. Mais maintenant qu’il y avait eu... ça ! Que faire ? Que penser ?
Benoît avait toujours été gentil. Bon, c’est vrai qu’il serrait fort la main et à chaque fois, Damien se massait la peau, vérifiant que tout fonctionnait à merveille. En fait, Benoît était bizarre. Dans certains de ses gestes, le brun voyait bien que l’autre faisait exprès de lui faire mal ou de le pousser brutalement de l’épaule ou autre. Mais presque en plus de tout ça, Benoît avait toujours le sourire, toujours un air moqueur mais attendrissant. Et ses petites remarques semblaient toujours... à double sens. Plus il y repensait, plus Damien se disait que le frère de sa petite amie le draguait légèrement.
Il ne savait plus du tout où il en était. Rien que de revoir Benoît en face le stressait à l’avance, alors qu’il n’y avait sûrement pas lieu de s’affoler ! Benoît ne ferait jamais quelque chose de... Oh et puis, qu’est-ce qu’il avait à douter d’un de ses amis ?! Et puis s’il était gay ou bi, c’était son problème ! Benoît était Benoît. Il n’avait pas changé.
Il faudrait juste vérifier qu’il ne le draguait pas et il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Mais s’il lui faisait effectivement du gringe, ça se compliquait... Comment réagir ? Fallait-il informer Eva ? Alors que le frère et la sœur faisaient parti d’une famille où ils s’adoraient ?! C’était comme briser leur confiance. Mais rester hypocrite jusqu’au bout ? Damien ne le supporterait pas.
Dans tous les cas, sa longue méditation maintint Damien éveillé une bonne partie de la nuit. A présent qu’il était réveillé, il n’arrivait plus à se rendormir, malgré sa fatigue. Ca n’aurait pas du le travailler autant !
Eva n’était déjà plus dans le lit. Pourtant, quand il plissa ses yeux fatigués vers le réveil aux grosses lettres rouges, il ne vit que 10h. Damien se détestait dans ces moments-là, se réveillant tôt alors qu’il n’aurait pas du. Malheureusement, le sommeil ne revint pas, ni Eva. Il se leva sans prendre en compte ses muscles courbaturés et descendit au rez-de-chaussée, traînant plus les pieds, que marchant. Le pack de bière vide était toujours posé en vrac sur la table du salon et les canettes étaient simplement posées. Comme il s’y était attendu, il ne vit personne. Mais où était Eva, bon sang !
Il se dirigea vers la cuisine et faillit rebrousser chemin en apercevant Benoît en train de boire un jus d’orange.
— Bonjour ! fit joyeusement Benoît.
— ‘jour.
— Haha ! Tu n’as pas l’air très frais, dis-moi.
— Il n’est que 10h. Qu’est-ce que tu fais encore debout ?
— Ce n’est pas une petite soirée de ce genre qui va me fatiguer autant. Alors on a du mal à tenir ? Ah, déjà vieux...
— Où est Eva ?
— Elle, au moins, tient le coup. Elle est partie à la boulangerie acheter des croissants pour tout le monde.
— Elle n’aurait pas du.
— Ca lui fait plaisir, rétorqua Benoît en haussant les épaules. Bon, dis-moi, tu vas rester comme un piquet en plein milieu de la cuisine ou bien tu veux manger ? Ou carrément aller te recoucher car ma compagnie est déplaisante ?
— Ce n’est...
Damien réfléchit. C’était une pique ou autre chose, là ? Damien se mordit la lèvre, puis changea sa réponse, pour voir jusqu’où il pouvait aller :
— Bien au contraire, ta compagnie m’enchante, fit-il alors en s’asseyant à côté de lui.
Benoît plongea dans la contemplation de son verre, toujours pas fini. Pendant ce temps-là, Damien passa son bras devant le garçon aux cheveux longs pour attraper la bouteille de jus d’orange et se servit également dans un verre censé propre. Il sentit Benoît se raidir.
Ainsi, le petit Benoît n’était pas totalement innocent. Quel choc ! Et il n’avait pas honte alors que sa sœur sortait avec lui ?! Damien ne savait pas comment le prendre. Et puis, d’habitude, ils avaient toujours une conversation à démarrer, tous les deux, mais ce matin, rien. C’était comme si un silence tendu s’était installé douloureusement dans la cuisine. Les conversations les plus banales semblaient soudain à double sens pour Damien et il n’osait en commencer aucune. Benoît aussi restait dans son mutisme.
Damien but son jus à petite gorgée, la gorge le brûlant et son ventre se tordant dans tous les sens. Comment aborder une conversation pour amener au fait que l’on était purement hétéro et qu’il valait mieux arrêter de le draguer ? Peut-être parler d’Eva...
— Bonjour, vous deux.
— Bonjour Chloé, sourit Benoît.
Damien se contenta d’un petit marmonnement. La jeune fille ne s’était pas changée depuis la veillée et donc arborait la même chemise noire – quoiqu’un peu plus froissée – et son pantalon blanc – plus très frais non plus.
Elle passa la main dans ses cheveux mi-longs sombres, essayant de les démêler vaguement. Chloé adressa un petit sourire réservé à Damien, puis s’assit en face des deux garçons. Elle bâilla (1) puis se servit elle aussi du jus d’orange, Benoît lui ayant sorti un verre.
— Bien dormi ? demanda-t-il.
— Oui, oui, le lit était confortable. Mais ma sœur prenait pas mal de place. Il n’y a que vous qui êtes réveillés ?
— Eva est allée chercher des croissants à la boulangerie, indiqua Damien.
— Alors... nous ne sommes que tous les trois ? hésita-t-elle.
Elle battit des cils de façon langoureuse dans sa direction. Damien ferma les yeux, essayant de se convaincre qu’il était en train de rêver. Il était vrai qu’à chaque fois qu’il voyait ses amis, il était avec Eva, mais il aurait quand même très bien pu se rendre compte de l’attirance qu’il provoquait ! En plus, il n’utilisait même pas le parfum Axe ! (2)
Le monde devenait fou. D’abord Benoît, et maintenant Chloé. Où étaient passés les gens qui étaient clean ? La jeune fille lui avait toujours semblé réservée, à la limite de la timidité. Etait-ce la même personne qui était en face de lui ?
Alors qu’il méditait sur les gens qui l’entouraient, il ne se rendit –heureusement – pas compte du regard rival qu’échangèrent Benoît et Chloé. Ces derniers avaient abandonné leur mine sympathique et avait jaugé l’autre du regard. Benoît s’était adossé à sa chaise, croisant les bras et essayant de paraître imposant, tandis que Chloé joignait ses mains sur la table, levant des yeux presque neutres. Presque.
Damien soupira et revint dans la situation présente. Peut-être que ce qu’il fut plus effrayant encore. Chloé et Benoît lui souriaient en même temps. Il détourna le regard vers la fenêtre de la cuisine. Mais pourquoi Eva mettait-elle autant de temps à aller chercher quelques malheureux croissants !
— Léa n’est pas encore levée ? demanda-t-il, essayant de trouver un échappatoire.
— Non. Même si elle se couche tôt et si son réveil ne la réveille pas, elle peut très bien dormir jusqu’à 13h, raconta Chloé. Nous sommes tous seuls.
— Tu vas devoir nous supporter, plaisanta à demi Benoît.
Damien avala difficilement sa salive, tambourinant la table avec ses doigts. Benoît embraya sur un sujet banal, voir ennuyeux, mais Damien n’avait pas assez de doigts pour compter le nombre de fois où la phrase pouvait être prise à double sens. C’est qu’il devait être passé maître en la matière, le bougre ! Chloé n’était pas mal non plus, quoi que n’atteignant pas le niveau du garçon. Damien se massa les tempes de l’index. Il ne connaissait pas Eva jalouse, alors elle le prendrait peut-être bien s’il lui en parlait... ou pas. A qui en parler alors ? Il avait envie d’en parler, il le savait. Il avait besoin d’un avis extérieur, totalement détaché de tout ça, mais qui connaîtrait tout ce petit monde et qui pourrait juger équitablement...
— Mais qu’est-ce que vous faites debout ?
Tous les trois se tournèrent vers le nouvel arrivant, deux un peu déçus et le troisième ayant tout d’un coup comme une révélation. (3)
— Bonjour Chris ! clama d’un ton enjoué Damien.
— Hola, doucement, marmonna l’autre, les yeux à moitié ouverts. Je suis content de provoquer un tel enthousiasme dans le public mais j’avais juste soif. Je crois que je vais me recoucher.
— Ok ! fit soudain Benoît, la bonne humeur revenue. Je vais te préparer ton verre !
— Mais qu’est-ce que vous avez à avoir autant d’énergie ? soupira le roux en bâillant allègrement.
— Rien, on aime bien discuter, expliqua à demi-mot Chloé en capitulant avec Benoît pour dépêcher le départ de Christophe.
Ce dernier avala d’une traite le verre d’eau qu’on lui avait servi, ignora le regard suppliant de Damien, puis repartit dans sa chambre.
Heureusement, le miracle tant attendu arriva : Eva rentra à ce moment-là et elle fut plus qu’heureuse de provoquer un tel enthousiasme chez son petit ami alors qu’il la serrait contre lui. Au moins, les croissants furent délicieux. Damien s’appliqua à montrer par petits gestes qu’il était avec Eva et qu’il l’aimait. Effectivement, il remarqua que les deux prétendants calmaient leurs doubles sens, mais en gardaient quand même pour certaines répliques.
Léa se leva aux environs de midi et Chris fit son apparition une heure après.
Alors que les autres avaient récupéré de leur bonne nuit – courte ou longue – Damien ne se sentit pas prêt à reprendre la voiture sur-le-champ. Il dormit encore un peu l’après-midi, se sentant plus rassurée qu’Eva reste dans la maison. Lorsqu’il se réveilla, il était déjà 16h et il se prépara à rentrer. Tout le monde était déjà reparti chez soi et il ne restait plus que Benoît et Eva. Le garçon s’était enfermé dans sa chambre pour travailler tandis que sa sœur rangeait le maximum.
Damien, encore brumeux, ne vit pas où il marcha et se rendit compte qu’il était allé dans un coin de la maison à l’étage où il n’était jamais allé. Il décida de rebrousser chemin, ne voulant pas fouiller par politesse, mais il passa devant une pièce dont la porte était entrouverte. Le brun diminua la cadence de ses pas et jeta un discret coup d’œil pour simplement constater qu’il s’agissait d’une chambre. Mais à qui appartenait-elle ? Ce n’était pas celle d’Eva, ni de son frère, il le savait. Il savait également où était la chambre des parents Lichor – diamétralement opposée à cette chambre s’il y réfléchissait. Ca aurait pu être la chambre d’amis, mais elle était trop bien fournie pour être impersonnelle.
Finalement, Damien entra, vérifiant qu’il n’y avait personne à l’intérieur. La chambre était bien rangée et il y avait des posters accrochés sur tous les murs, ce qui fait qu’on ne distinguait plus aucune parcelle du papier peint. Mais tout le reste restait sobre. C’était comme si l’éventuelle personne vivant ici n’y passait que très peu de temps. La pièce sentait le renfermé. Peut-être qu’une personne avait habité ici et qu’ensuite, elle avait déménagé.
Damien fut curieux. Il referma soigneusement la porte, puis redescendit voir sa belle. Il l’embrassa dans le cou par derrière, la faisant sursauter puisqu’elle ne l’avait pas entendu arriver.
— Tu veux que je t’aide ? demanda-t-il en montrant les verres sales sur la table.
— Oui, merci, mon ange.
— Dis-moi, Eva...
— Mmh ?
— J’ai vu qu’il y avait une chambre de plus à l’étage. Elle est à qui ?
Damien versa le produit vaisselle dans l’évier et fit mousser un peu le tout. Il prit le premier verre et le nettoya. Eva mit un peu de temps avant de répondre :
— Avant c’était une chambre d’amis, mais ma cousine y est passée et se l’est presque appropriée. Elle n’est à personne en particulier, mais quand elle vient à la maison, c’est sa chambre et il n’y a pas intérêt à avoir chamboulé quoique ce soit à l’intérieur !
— Je vois, rigola Damien. En attendant, vous pourriez la louer, parce que tu ne m’avais pas dit que ta cousine avait déjà un appartement à Paris et un bon boulot de photographe de mannequin ? Elle ne va quand même pas vivre dans cette chambre toute sa vie, non ?
— Ca lui fait plaisir, expliqua Eva en ouvrant la poubelle. Tu sais, c’est une grande gosse. Mais c’est génial, à chaque fois, elle me ramène des photos de beaux gosses pas mal du tout !
— Quoi ! s’outragea faussement le brun. Comment peux-tu préférer leurs abdos super musclés à mes poignées d’amour ? Hein ?!
Eva gloussa puis se mettant sur la pointe des pieds, l’embrassa rapidement avant de continuer sa tâche :
— Mais tu sais bien que c’est toi que je préfère.
— Ah, ça me rassure, alors, sourit le brun en vidant l’évier. Bon, je ne vais pas tarder à y aller. Mes parents doivent m’attendre depuis un bon bout de temps.
— Ok.
Les verres furent essuyés, puis rangés. Damien embrassa une dernière fois Eva, avant de repartir.
*-*-*-*-*
— Dis-moi, je ne savais pas que tu connaissais Michael, fit Damien.
— Qui ça ? demanda Benoît.
Ils étaient assis sur un banc dans un parc. Il faisait beau ce jour-là et ils attendaient tous deux Eva qui finissait son cours d’anglais particulier. Damien lisait un livre pour sa philo, disait-il.
— Un gars roux avec plein de tatouages et de piercings. Je ne me souviens plus de son nom. Il me semble que tu l’as rencontré à Red Sky, non ?
— Mmh... Ah oui, Michael. Pourquoi cette question ?
— Rien, je voulais savoir...
Benoît releva la tête et plongea son regard dans celui de Damien. Avec un sourire franc, il demanda :
— Pose directement ta question, Damien.
— ... Euh...
— T’as les foies ? taquina-t-il.
— Non, non ! Euh... Tu...
— Je ?
— Tu sors avec lui, c’est ça ?
— Oui.
— Oh.
— Ca te gêne peut-être.
— Non, non, pas du tout.
— C’est fou ce que tu mens mal, soupira le garçon aux cheveux longs en replongeant dans sa lecture.
— Mais je t’assure !
— Alors tu es peut-être jaloux ?
— Hein ?! s’exclama Damien.
— Tu veux que je te montre ?
— Je...
Damien hésita et Benoît en profita pour marquer sa page et se tourner vers lui avec un large sourire moqueur. Il tendit la main et caressa sa joue avant de venir déposer ses lèvres sur les siennes. Le contact fut électrique. Puis il se recula, toujours la même expression sur le visage.
— Alors ? demanda-t-il.
— Euh...
— Damien..., fit soudain une voix de fille.
Damien se tourna brusquement pour voir Eva, les mains sur sa bouche et les larmes plein les yeux. Elle avait fait tombé son sac et elle tremblait. La blonde essuya ses joues, se baissa pour ramasser ses affaires et se détourna du banc, les jambes raides. Damien se leva brusquement et courut la rejoindre, lui agrippant le bras. Elle essaya de se dégager.
— Attends, Eva, ce n’est pas ce que tu crois !
— Lâche-moi ! Je ne veux rien entendre !! Tu sortais avec moi simplement pour voir mon frère, j’ai bien compris ! Dégage, je ne veux plus jamais avoir affaire avec un salaud comme toi !
Et elle le gifla.
Et il tomba du lit. Damien mit du temps avant de se rendre compte qu’il n’était pas dehors en train d’essayer de recoller son couple, mais qu’il était à moitié par terre, à moitié sur son lit, la joue comprimée par la moquette de sa chambre.
Quel rêve horrible ! On était dimanche... matin, constata-t-il en regardant son réveil. Que devait-il penser de ce rêve ? Qu’était-il en train de devenir ? Commençait-il à avoir réellement des vues sur le frère de sa copine ou bien n’était-ce que passager, un traumatisme comme un autre ? Damien se réinstalla confortablement et essaya de se rendormir. Comme la veille, ce fut peine perdue, de nouvelles questions apparaissant sans cesse.
Il n’en pouvait plus. Il fallait qu’il en parle. Le brun savait que ses parents et son frère étaient déjà levés, mais jamais il n’irait leur confier un rêve comme celui-ci ! Ils crieraient au hérétique et lui feraient comme un lavage de cerveau pour être sûr qu’il restait bien dans les principes de Dieu, etc. Damien se retourna et soupira, la bouche contre son oreiller. Il ne pouvait décidément pas parler de tout ça aux principaux concernés de peur de voir une scène se produire.
Sa révélation de la veille revint en sa mémoire et c’est avec des gestes fébriles qu’il fouilla dans sa chambre peu rangée. Ne trouvant pas l’objet de ses pensées, il sortit de sa chambre et appela sur son portable. Revenant dans sa chambre, il entendit le bruit caractéristique de sa sonnerie, puis trouva son téléphone portable (4). Il alla raccrocher, puis s’enferma dans sa chambre, s’enfouissant sous la couette, pour étouffer le son de sa conversation.
Il alla dans son répertoire et sélectionna le numéro de son meilleur ami. Au bout de quelques sonneries, le répondeur se mit en route. Damien jura et faillit raccrocher, mais se ravisa et attendit que la douce voix de l’hôtesse lui dise de parler. Seulement, sa voix mécanique fut interrompue par un décrochage :
« Ouais ? » fit une voix ensommeillée.
— Salut, c’est Damien. Je te réveille ?
« Devine. »
— Pardon, mais je devais absolument te parler ! Je n’arrive pas à dormir.
« Quoi ? Tu n’arrives pas à dormir alors tu m’appelles ? Tu veux que je te raconte une histoire c’est ça ? »
— Mais non, abruti. C’est juste que... j’ai besoin d’en parler à quelqu’un sinon je vais péter un câble !!
« Ok, ok, bâilla l’autre, avant de reprendre : Raconte-moi tout. »
— Alors d’abord, tu me promettras que tu ne te moqueras pas de moi et que tu ne vas pas m’interrompre avant que j’aie fini... et que tu ne t’endormes pas avant que j’aie fini, également.
« Je suis tout ouïe. »
— Ca a commencé hier soir... Je... On s’amusait bien, mais Eva semblait bizarre et je ne sais pas trop pourquoi. Mais bon, pourquoi pas. La soirée a été super agréable. Puis en fait, c’est le lendemain matin, dans la cuisine avec Benoît et Chloé. Tu t’en souviens ? Tu t’es levé à un moment pour boire un verre d’eau.
« ... »
— Allo ? Chris, ne me dis pas que tu t’es endormi, je viens à peine de commencer.
« Tu m’as bien dit de ne pas t’interrompre, non ? »
— Oui, mais... oh et puis zut. Je n’aurais jamais du t’appeler.
« Je plaisantais, Damien, je plaisantais... Donc oui, je m’en souviens. Vaguement, mais je m’en souviens. »
— Eh bien d’abord, il n’y avait que Benoît quand j’étais arrivé dans la cuisine et... et il m’a dragué.
« ... »
— Et ensuite, Chloé s’est réveillée et elle m’a dragué aussi – un peu plus subtilement, certes.
« ... »
— C’est pour ça que j’étais tellement content de te voir quand tu es descendu, parce que je pensais que tu allais pouvoir me sortir de ce guêpier, mais non, tu es remonté en m’abandonnant lâchement ! Enfin bref... Heureusement qu’Eva est revenue peu de temps après ! Je n’ai jamais été aussi content de la revoir. Mais ce n’est pas tout... Cette nuit, j’ai fait un drôle de rêve. Je te passe les détails, mais en gros... j’ai rêvé que Benoît m’embrassait. Et... et... je ne sais plus où j’en suis, Chris, aide-moi !!
Il y eut un silence à l’autre bout du fil. A un moment, Damien craignit que Chris ne se soit rendormi, mais il se rappela de la situation et après avoir toussoté avec gêne, il finit par dire d’une voix rauque :
— J’ai fini. Qu’en penses-tu ?
« A ce que j’ai compris... tu te poses des questions sur tes préférences, c’est ça ? »
— Non, non ! J’aime Eva, il n’y a pas de doutes, mais tout ça m’a perturbé. Surtout que j’ai oublié de te dire qu’à Red Sky, j’ai vu Benoît embrasser un autre gars ! Et là, ce n’était pas un rêve !!
« Ah bon ? Benoît est gay ? Mais pourtant, je le croyais amoureux de... »
— De qui ?
« De personne. Ce ne sont que des suppositions. Mais revenons à ton problème. Est-ce que tu avais remarqué avant que... Benoît et Chloé essayaient de se rapprocher de toi ? »
— Non, pour moi, il n’y avait qu’Eva. Mais maintenant que j’y repense, les paroles de Benoît ont toujours été étranges, à double sens. Pour Chloé, je ne vois vraiment pas. Elle est si réservée que ça ne m’a peut-être pas marqué. Mais, Chris, j’ai rêvé de Benoît, pas de Chloé !
« Du calme, Damien, ça ne veut rien dire. Respire un grand coup. Voilà. Je pense que tout cela t’a marqué, tout simplement, que tu es encore sous el choc de la révélation que Benoît est gay – ou bi, peu importe – et qu’il semble s’intéresser à toi. Inconsciemment, tu prends en compte cet aspect des choses et tu essayes de te voir, si jamais Benoît serait un bon parti. Mais je ne pense pas que, sérieusement, tu vires de bord, je te connais. »
— ...
« Rassuré ? »
— Un peu.
« Une dernière question : Est-ce que ça te dérange que Benoît préfère les hommes ? »
— Euh... Je suis surtout étonné et je suis un peu mal à l’aise avec lui – mais ça doit être parce qu’il me fait du rentre dedans – mais sinon, je ne pense pas, non. Je n’en ai pas parlé avec Eva, je ne veux pas...
« Tu as bien fait ! Il faut que tu sois honnête avec elle, mais pour ce coup, vu comment je vois les choses, mieux vaut qu’elle ne sache rien de toute cette histoire. Ca jetterait un froid entre son frère et elle, ça serait dommage. »
— J’y ai pensé, pas de soucis. Mais comment je fais avec Benoît ? J’ai essayé de bien lui faire comprendre que j’aimais sa sœur et tout et tout, mais il n’a pas tellement arrêté...
« Euh... Si la manière subtile ne marche pas, il faudrait carrément le prendre à part et entamer une discussion sérieuse avec lui, pour bien mettre les choses au clair. Mais c’est si vraiment il devient trop gênant. »
— Mais j’ai peur de...
« Qu’il t’embrasse ? Comme dans ton rêve ? »
— Euh oui.
« Bah, tu sais te défendre, non ? Si tu ne veux pas, tu n’as qu’à l’arrêter. »
— Plus facile à dire qu’à faire, grommela Damien.
« De toute manière, nous ne sommes pas encore à là. »
— C’est vrai. Merci beaucoup de m’avoir écouté et de m’avoir conseillé comme ça, Chris. Et je suis vraiment désolé de t’avoir réveillé, mais j’avais besoin d’en parler.
« Pas de soucis, c’est pardonné. Après tout, il n’est que 8h30, j’ai encore le temps de me rendormir. »
— Bonne nuit, alors.
« C’est ça. A lundi. »
Damien raccrocha, plus serein d’esprit. Finalement, lui aussi se rendormit pour quelques heures. Il appellerait Eva plus tard, juste pour lui parler.
*-*-*-*-*-*
A suivre...
(1) : Et évidemment, je bâille... Mah, c’est l’heure aussi ! (enfin à l’heure où je suis en train d’écrire ce chapitre... bref... tout le monde s’en fiche...)
(2) : J’ai failli mettre cette phrase simplement en note, mais elle faisait bien dans le contexte XD Vive les pubs d’Axe ! XD
(3) : Je vois trop le tableau avec la lumière du dehors comme un projecteur, des petits pétales qui voltigent même s’il n’y a pas de vent, la musique d’alléluia... Bref, mon esprit me joue des tours et la fic ne doit pas partir comme ça, lol. Revenons à nos moutons ! è.é
(4) : Personnellement, j’ai déjà fait ça plusieurs fois, lool XD Ce n’est pas que ma chambre n’est pas rangé, mais mon portable se trouve sur mon bureau et j’y entasse mes feuilles pour mes fics et y’a plein de bibelots autour alors après, je ne m’en souviens plus et je n’arrive pas à le retrouver v.v Une fois quelqu’un m’avait appelé et je n’ai pas eu le temps de répondre car j’avais perdu mon portable XD Il était simplement dans le sac à mes pieds v.v J’en vois qui se moque ! è.é
¤
Mydaya : La conversation téléphonique m’a donné du fil à retordre, mais j’ai enfin réussi ! Mais comment il ne se passe rien dans ce chapitre v.v;; Et puis le suivant, n’est pas mieux non plus XD Y’a juste plein de complications !! (Ouh, que je m’amuse, lol) Un petit commentaire, please ?