Auteur : Mydaya
E-mail : mydaya2000ahoo.fr
Site : nex84.ath.cx/site/accueil.htm
Couples : Yaoi, yuri et hétéro donc, comme allant de soi, pour toute personne n’aimant pas un des styles, je vous déconseillerais de lire l’histoire, sauf si vous voulez vous y essayer, mais ne m’insultez pas, merci.
Genre : Romance, intrigues, suspens, complications, meurtres, traumatismes, etc. Bref, pas de quartiers, lool ! Sinon, pas de lemon. Lime à la limite, mais pas plus loin.
Disclaimers : Tous les personnages de cette histoire allant du chien, du chat, de l’arbre, de la pâquerette, jusqu’à la vache qui broute dans le pré, en passant par les humains qui se baladent et qui jouent à Dallas, tout cela, c’est à moi. Si vous désirez quoique ce soit, veuillez me prévenir.
Note : Bon alors, dans ce chapitre, il ne se passe pas grand-chose, et on n’y verra pas Michael. Ce n’est pas pour autant que je l’oublie ;p Donc dans ce chapitre, je m’attarde sur la famille Lichor. C’est un peu un chapitre de transition, on peut dire... Bon, il y a un passage un peu triste, mais bon, ça n’occupe pas tout le chapitre, alors pas besoin de s’alarmer.
Bonne lecture
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Boys’ & Girls’ Revolution
Chapitre 2 : Deux frères différents
*-*-*-*-*
La porte se referma derrière Michael avec un grand clac.
Retour à la vie normale et morne de Vincent. L’assassin de Sterby était gentil en fin de compte et il avait supporté la famille un peu spéciale sans se plaindre, ce dont l’aveugle lui en était reconnaissant. Il pouvait trouver ses parents et son frère parfois barbants avec leur manège, mais au fond, il n’aimait pas trop qu’on dise du mal d’eux. Ca le dérangeait, quelque part, et puis, malgré tous leurs défauts, ils les aimaient bien.
Vincent tâtonna autour de lui et après quelques secondes, trouva l’endroit où se trouvait la clef. La prenant, il ferma la porte à clef, comme il avait l’habitude. Mais il entendit presque tout de suite des pas précipités de quelqu’un. Avec le son que cela faisait, cette démarche un peu plus légère que les deux autres, l’aveugle devina qu’il s’agissait de son frère.
— Oui ? s’enquit-il.
— Tu as fermé la porte ?
— Oui. Pourquoi ?
— Je sors ce soir, alors ça ne servait à rien.
— Les parents sont au courant ?
— Pas encore, j’en parlerai au dîner, pas de souci. Bon, c’est pas grave, je rouvrirai la porte lorsque ce sera l’heure. Bon, viens, y’a l’émission que tu aimes bien à la télé.
D’autres sons de pas qui s’éloignaient. Vincent toussota poliment et après un court instant, les pas revinrent. On le prit par le bras et on l’amena au salon, devant la télévision.
— Désolé, lui parvint la voix de Damien. J’avais pris l’habitude de Sterby, moi !
— Il... il faudra racheter un chien, fit Vinc. Et assez rapidement, sinon je suis encore moins utile qu’à l’accoutumée.
— Ne te dévalorise pas comme ça, intervint sa mère avec un sourire. De toute façon, Sterby commençait à se faire vieux, alors c’est peut-être mieux ainsi, qu’il parte rejoindre les Cieux, sans être passé par la maladie ou autre infection.
Damien soupira bruyamment en entendant « les Cieux », mais il se reprit, sûrement à cause d’un regard noir du père, songea Vincent. Damien Lichor n’était pas un enfant désobéissant, c’était même le contraire la plupart du temps, mais lorsqu’il le pouvait, il faisait, parfois inconsciemment, enrager ses parents. Ce n’était pas bien méchant, mais c’était juste de la mauvaise volonté ou même des soupirs d’ennui un peu tout le temps, comme s’il se moquait de son entourage. Ce n’était pas vraiment le cas, mais c’est l’impression qu’il donnait le plus souvent lorsqu’ils étaient en famille, c’est-à-dire tous les jours, à chaque repas.
Chacun repartit dans ses pensées, ou bien concentra son attention sur la télévision allumée :
« A part quelques averses
dans le nord de
— Ah nous avons de la chance ! s’exclama joyeusement Mr Lichor. Demain, je vais pouvoir faire un peu de jardin. Sophia, tu auras le temps ?
— Il faudra d’abord que je finisse de remplir quelques paperasses, car à la maternelle, il y a eu une petite dispute entre deux enfants et juste à ce moment, l’éducation nationale nous envoie des petits changements. Mais dès que j’aurais fait le nécessaire, je pourrais t’aider, bien entendu.
« Après la pub vous retrouverez le journal télévisé, puis la soirée se continuera avec un film de... »
— Okay. Damien...
— C’est impossible pour moi, coupa-t-il. Désolé.
— Et pourquoi donc ? Si c’est à cause de ton travail, tu aurais pu t’avancer avant.
— Ce n’est pas ça, P’pa. C’est juste qu’Eva m’a invité ce soir à une fête qu’elle organise chez elle. J’ai été un peu prévenu au dernier moment, mais bon, n’ayant rien d’autre à faire, j’ai accepté.
— Tu aurais pu nous en parler.
— Je vous en parle maintenant.
— Tu aurais pu nous demander avant, s’entêta Richard Lichor.
— Nous étions en plein enterrement, j’aurais cassé l’ambiance et vous m’auriez interdit toute sortie parce que j’aurai décroché le téléphone. Oh allez, ce n’est pas si terrible. Je dois être là-bas à 21h et il est à peine 20h, donc impossible de me décommander ! Je dormirais sans doute chez elle, alors pas besoin de m’attendre jusqu’à pas d’heure. Je rentrerais demain après-midi sûrement, car je pense qu’il faudra ranger après.
« T’en a marre de ta sonnerie ringarde et de ton logo vieux de 100 ans ? Tu as envie de changer et d’épater tes potes ? Rien de plus facile ! Pour télécharger des sonneries et des logos sur ton mobile, envoie... (1) »
— Tu es toujours avec Eva... ? demanda négligemment Mme Sophia Lichor.
— Mantola, m’man, soupira Damien. Eva Mantola. Et oui, je sors toujours avec elle. Pourquoi donc ? Ca pose un problème, par hasard ?
— ... Mmh, non...
— Eva est gentille et n’a rien fait de mal, intervint Vincent. Qu’est-ce qu’il se passe ?
— Je trouve ses parents très – trop – laxistes. Ils ont... deux enfants, c’est ça ? Ils font un peu ce qu’ils veulent, non ? Il vaudrait mieux les encadrer, sinon ils finiront mal, comme notre voisin qui est louche.
— Je ne vois pas..., commença Damien, semblant froncer les sourcils en disant cela.
— C’est qu’elle ne revendique pas une appartenance à une religion qui te gêne à ce point ? coupa Vincent.
— Quoi ??!! s’exclama le plus jeune.
— ... Non..., hésita Mme Lichor, comme prise en faute.
« Pour être en forme du petit déjeuner au dîner... Vos cheveux respireront la santé... Votre teint sera plus ferme que jamais... Tout cela grâce aux préservatifs. Protégez-vous. (2) »
— Sophia, sourit Mr Lichor avec un sourire indulgent. Tu sais bien que nous nous sommes promis de ne pas les déranger et les embêter en ce qui concerne les filles avec qui nos fils sortiront. Qu’elles soient athées, juives, musulmanes ou bouddhistes, peu importe, nous respecteront leur choix. Nous ne voulons pas faire parti de ces familles qui organisent des mariages arrangés à tout bout de champ et qui provoquent parfois des malheurs. Nous voulons le bonheur de nos enfants.
— C’est vrai..., admit-elle et elle ne relança pas le sujet.
— Que font ses parents dans la vie ? demanda aimablement Richard Lichor.
— Euh... je ne sais pas trop... Je n’y ai jamais vraiment pensé et donc je n’ai jamais demandé... Je pense que son père travaille comme designer automobile dans une grosse boîte. (3)
— Designer ?! Ca doit rapporter gros.
— Euh oui... je ne sais pas. Bon, en tout cas, je peux aller chez Eva ?
« Bonsoir sur le journal de
20h. Les gros titres : un avion a eu un accident en plein vol au-dessus de
— Mais oui, tu peux, répondit le père. Appelle-nous lorsque tu seras arrivé là-bas, pour que l’on sache qu’il ne t’ait pas arrivé malheur sur la route. Et puis tu nous diras quand tu penses rentrer exactement, pour que l’on sache si l’on doit t’attendre le soir ou non.
— Okay.
« ... Certaines de ces personnes fréquentaient une boîte de nuit nommée Red Sky. La police a fouillé l’endroit et a réussi à arrêter quelques trafiquants qui sévissaient à l’intérieur... »
— A Red Sky ? s’exclama Mme Lichor. Mon dieu ! Damien, ce n’est pas là que tu vas parfois ?
— Si, pourquoi ?
— J’espère que tu n’as pas...
— Mais non, m’man ! Je ne me drogue pas, je ne fume pas, je ne me prostitue pas. Tu es contente ?
— Mmh... Au fait, quand tu iras chez Eva, il faut que tu ramènes quelque chose ?
— Ah oui !! J’avais totalement oublié !! Est-ce que nous avons du champagne ?
— Du champagne ? Quelle idée, s’exclama Mr Lichor.
— La fête a été donné en l’honneur de notre couple, p’pa. Ca fait un an pile poil que nous sommes ensemble.
— Oh... C’est donc pour ça. Pour le champagne, regarde dans le frigo, sinon nous n’en avons pas.
Un froissement de tissu, des articulations qui craquent (4), puis un bruit de pas, informèrent Vincent que son frère couraient voir ce que contenait le frigo. Il y eut un juron étouffé et un soupir de concert de la part des parents, comme s’ils remettaient en doute toute leur éducation. Damien sembla revenir, la mine de cent pieds de long.
« Aujourd’hui s’était déroulé le 50ème anniversaire de cette association mondiale et plusieurs personnes ont défilé dans la rue... »
— Vide ? demanda Vinc.
— Oui, soupira-t-il. Il n’y a que des bières. Bon, je suppose que vu l’heure qu’il est, je n’aurais pas le temps d’aller en acheter et les magasins risquent d’être fermés...
— Prends le pack de bière alors, proposa Mr Lichor.
— Oui...
« Un enfant a été retrouvé après 24h alors qu’il avait disparu en pleine montagne. Il serait tombé dans... »
Damien repartit et prépara ses affaires.
Vincent, assis dans son fauteuil, serra son poing sur ses genoux. Il n’était pas en colère, pas vraiment. Jamais il ne serait énervé à ce point contre quelqu’un de sa famille. Il n’avait pas toujours été infirme, lui avait-on raconté. Il était né en bonne santé, mais suite à un petit accident de voiture alors qu’il n’avait que quelques mois, il en avait perdu la vue. Sa vie n’avait été qu’à un cheveu de disparaître, paraîtrait-il. Aurait-ce été un mal avec ce qu’il endurait ? Non, il ne fallait pas qu’il s’abandonne à la déprime, mais son frère faisant quelque chose que lui, ne pouvait pas faire, et la mort de Sterby, plus plein d’autres choses insignifiantes, il se sentait sur le point de craquer.
Il se leva précipitamment et fit :
— Je peux monter dans ma chambre ?
— Pas besoin de notre permi... Oh, pardon, s’exclama Mr Lichor. Bien sûr, attends, je vais t’aider.
« Il y a eu une explosion dans un immeuble à Paris. Il semblerait qu’une chaudière au sous-sol aurait explosé, mais la possibilité d’un acte criminel n’a pas été écartée. La police effectue toujours des recherches et les voisins... »
Son père le prit par le bras et l’amena tranquillement jusqu’à sa chambre où il l’y laissa, préférant rejoindre son cher poste télévisé. Seul, Vincent posa ses lunettes sur sa table de chevet et s’allongea sur son lit. Il y avait une lampe dans sa chambre, mais elle n’était à chaque fois qu’allumée par les autres membres de sa famille. Lui-même n’en avait pas l’utilité et Sterby connaissait assez bien l’endroit par cœur, pour ne plus avoir besoin de ce genre de frivolité.
Ah Sterby... C’était son premier chien d’aveugle et avant cela, il s’était toujours débrouillé sans. Ca ne serait pas compliqué de vivre sans. Ca ne devrait pas. Et pourtant... C’était comme si l’ont donnait beaucoup d’argent à un pauvre, qu’il en bénéficie pendant plusieurs années et qu’au bout de compte, par un jeu du destin, il n’a plus rien, redevenant pauvre. Etait-ce pire que de rester pauvre dans sa vie ?
Du fait de son infirmité, Vincent
s’était tout de suite senti exclu du monde des autres, celui des couleurs. Il
ne pouvait pas trop regarder la télévision, jouer aux cartes ou à une console
de jeux, même s’ils n’en avaient pas à la maison, était exclu. Il avait
toujours entendu les autres jouer, mais lui-même... Il avait donc développé un
caractère, pas vraiment timide, mais très intraverti, ne faisant que
moyennement confiance aux gens qui l’entouraient, à part sa famille et encore,
pas tout le temps. A cause de cela, il n’avait pas réussi à se faire beaucoup
d’amis à son école spéciale alors qu’on lui apprenait le braille. (5)
Mais l’école avait été un moment de pure joie, entouré de beaucoup de gens comme lui, il s’était plus senti proche avec eux, qu’avec sa propre famille ! Il se souvenait des couloirs qui avaient des rambardes de chaque côté et qui permettaient aux élèves de se diriger parfois seuls, bien qu’ils étaient principalement encadrés par des adultes responsables. Il se souvenait du parfum de cette maîtresse... Comment s’appelait-elle déjà ? Il avait oublié, mais il pensait que ça avait été plus ou moins son premier amour. Elle sentait si bon ! Sa voix lui rafraîchissait à chaque fois l’esprit, légère, douce... Il leur avait donné une liste de travaux qu’un aveugle pouvait faire. Ils étaient vraiment très bien encadrés. Vincent avait pris professeur de piano, puisqu’il avait appris à en jouer dès qu’il avait su qu’un homme aveugle du nom de Ray Charles (6) avait été des plus célèbres et avait révolutionné la musique à sa façon. Vincent n’était pas aussi doué que lui pour tout ça, mais il avait une bonne oreille musicale et d’assez bons élèves particuliers.
Pour toute personne « normale », après les cours, ils pouvaient vivre par eux-mêmes dès qu’ils avaient un travail, mais lui ne pouvait pas. Etre indépendant était trop triste, lorsqu’on avait un caractère comme lui car il aurait été vraiment tout seul. Quand il avait encore Sterby à ses côtés, il se sentait moins seul car l’animal le comprenait, était l’intermédiaire entre le monde noir et celui de couleur. Il ne vivait que par lui, sa vie était liée à la sienne.
Vincent sentit des larmes lui venir. Il les laissa couler un instant sans réagir. Il aimait les sentir sortir de ses yeux, ses yeux qui ne voyaient rien. Il les sentait sortir de ses orbites fixes, cela faisait... étrange, presque agréable. Au moins, ses yeux étaient encore en vie, comme il aimait se le faire croire. Finalement il roula sur le dos et étouffa ses sanglots dans son oreiller.
*-*-*-*-*
Damien posa le pack de bière dans un coin de sa chambre et ouvrit son armoire. Que mettre ? Avant de sortir avec Eva, il avait les cheveux longs, mais celle-ci avait avoué avec une timide voix qu’elle le préférait avec une coupe courte et sans trop y réfléchir, il s’était exécuté dans la semaine qui avait suivi. Eva avait apprécié. Son sourire était si...
Secouant la tête pour reprendre le fil de ses pensées, il fouilla son armoire. Qu’est-ce qu’elle aimait comme couleur déjà ? Le bleu. Elle disait que ça allait bien avec ses yeux. Il opta donc pour un jean avec un T-shirt bleu ciel. Il ne faisait pas trop froid dehors, donc ça devrait aller. Il s’admira un instant devant sa glace, se demandant réellement ce qu’il avait oublié et eut sa réponse en fixant son vide. Il fouilla dans ses tiroirs et en sortit un pendentif avec une moitié de cœur en argent. C’était classique mais ça fait toujours plaisir lorsque quelqu’un offre ce genre d’objet. Eva et lui-même ne mettaient pas tout le temps ce pendentif, mais parfois, ça leur prenait en de rares occasions. Ne pas oublier sa montre, un peu de parfum qu’Eva lui avait également offert et il fut prêt à partir.
Sortant de sa chambre, il croisa son frère qui longeait le mur.
— Tu veux de l’aide ?
— Non, c’est bon, répondit Vincent avec un sourire. Je me souviens du chemin des toilettes.
— Oh. Okay. A plus !
— Ah, attends !
— Mmh ?
— J’ai oublié de demander... Il ressemblait à quoi Michael ?
Depuis tout jeune, Vincent lui demandait ça, lui faisant entièrement confiance. Avant, il touchait le visage des gens, voulant connaître le monde extérieur, mais il avait appris que ça dérangeait les gens et à la fin, il se sentait gêné d’une proximité avec le monde qui l’entourait, se renfermant sur lui-même.
Damien se sentait comme un intermédiaire entre le monde de la vision et celui de l’ouïe et du toucher. Il se sentait fier de ce titre, mais parfois c’était pesant, même s’il ne le disait pas toujours. Mais c’était tellement amusant de voir son grand frère parler pendant des heures et des heures avec une personne, puis après quelques temps, lui demander à quoi il ressemblait. C’était comme s’il conversait de sa vie avec quelqu’un d’inconnu et qu’au bout de quelques temps, il lui demande son nom.
Avec un petit sourire, Damien se remémora Michael... D’ailleurs quel était son nom ? Peu importait, en fait.
— Alors là, je t’arrête tout de suite ! finit-il par dire. Sa façon d’être chez nous doit presque être le contraire de sa façon d’être à l’extérieur. Je te situe le personnage : piercings, tatouages, teintures, habillés tout de noir, etc.
— Il me semblait bien entendre des cliquètements d’argent. Je pensais qu’il s’agissait de pendentif.
— Eh bah nan. Ce devait être ses grosses bagues ridicules.
— Des bagues ? reprit l’aveugle, fronçant les sourcils.
— Oui, et il avait même du vernis à ongle. C’était sexy.
Les sourcils se levèrent carrément et Damien gloussa :
— Je plaisante, pardon. Ce n’est pas ce que tu crois. Mais une chose qui est sûre, c’est qu’il appartient à un milieu spécial et ça ne m’étonnerait pas qu’il appartienne à une association louche de Red Sky, si tu vois ce que je veux dire. Les parents l’ont un peu toisé au début... mais je ne crois qu’il l’ait remarqué, heureusement !
— A ce point ?
— On ne peut pas plaire à tout le monde, commenta Damien en haussant les épaules.
— Ce n’était pourtant pas l’impression qui se dégageait de lui. La prochaine fois, essaye de me prévenir discrètement avant que je n’emmène un inconnu de ce genre chez nous. Peut-être qu’il a même fait exprès d’écraser Sterby. Pour le « fun ».
— Ouh, tu y vas fort, Vinc. Ne le juge pas si vite, quand même ! Il a pris de son temps pour te ramener chez toi, et il a subi l’enterrement. Fais pas de généralité sur les gars de ce genre. Y’a assez de personnes dans le monde comme p’pa et m’man.
— Dis-moi, Damien...
— Oui ?
— Tu ne serais pas habillé comme lui, par hasard ??
— Moi ? Eh oh, ça va pas la tête ? Eva me tuerait si jamais j’oserais penser à un tatouage ou à un piercing !
— Elle t’a bien dressée, taquina le grand frère en continuant sa route. Bon, je te souhaite une bonne soirée. Tu me raconteras. Tu n’as pas oublié ta bière ?
— Je le savais que j’oubliais quelque chose, grommela-t-il en retournant dans sa chambre.
Après avoir empoigné le pack qui traînait par terre, Damien s’admira une nouvelle fois dans son miroir avant de sortir définitivement de sa chambre. Vincent avait déjà disparu du couloir. Le brun descendit en hâte l’escalier et prenant sur un comptoir des clefs, il brailla à tout va :
— J’y vais !!!
— D’accord ! lui parvint la voix de sa mère. Soit prudent en conduisant !
— Oui, m’man, soupira le jeune en refermant soigneusement la porte derrière lui.
Il alla dans le garage pour
prendre la voiture de sa mère. Il était assuré, mais c’était elle qui
l’utilisait le plus souvent et qui s’occupait de son entretien, donc pour
Damien, ce n’était qu’un prêt. Il sortit
Il se souvenait encore de leur première rencontre, lui un adolescent mal dégrossi comme aimait dire Mr Lichor, et elle, une jeune fille le plus souvent effacée. Il l’avait rencontrée alors qu’ils s’étaient tous les deux paumés pour leur premier jour de fac de droit. Lui dans son pantalon droit et sa chemise trop serrée au niveau du cou, et elle perdue dans les pans de sa jupe et à cause d’une écharpe faisant au moins trois fois sa taille et qui prêtait à tomber à chaque pas que la jeune fille faisait. Ils avaient alors bientôt 20 ans tous les deux et n’importe quel passant ne voyait que deux collégiens qui découvrent la vie extérieure. Bref, un tableau très pathétique.
Pourtant, ils s’étaient retrouvés dans la même classe et au fur et à mesure, ils étaient passés d’amis à petits amis à leur plus grande joie. Et malgré toutes les épreuves, leur couple avait tenu bon. Ils avaient mûri tous les deux. Il était devenu moins arrogant et elle s’exprimait davantage. La preuve en était qu’elle avait organisé toute seule une petite fête.
Damien arrêta de penser à tout et à n’importe quoi, pour se concentrer sur la route et se rendre compte qu’il était bientôt arrivé. En effet, après deux pâtés de maison se profila une baraque assez grande. Mû par des instincts d’habitude depuis un an, Damien gara sa voiture dans un parking un peu plus loin, puis revint à la porte de la maison, à laquelle il frappa. Il commençait à faire très sombres et les lampadaires s’étaient déjà allumés dans la rue.
Une jeune fille lui ouvrit. Elle avait de longs cheveux blonds, comme une princesse, fin et légèrement bouclés, leur donnant un style adorable. Une frange mangeait un peu trop le visage, mais malgré les gentilles taquineries de Damien, Eva était restée sur ses positions et avait gardé cette coupe. Elle avait laissé ses cheveux descendant jusqu’aux hanches, pour l’occasion, car normalement, elle les attachait avec un ruban bleu ciel pour qu’ils ne viennent pas tout le temps dans sa face. A la vue de son petit ami, ses yeux bleu sombre se teintèrent de surprise et d’émotion. Pour cette soirée, Eva avait revêtu une courte robe très décolletée violette, alors qu’elle avait glissé en dessous un petit T-shirt de couleur crème qui l’habillait un peu plus. Elle portait, pour compléter l’ensemble, de hautes chaussettes de la même couleur que la robe, affinant la silhouette de ses jambes.
— Damien !!
Elle se jeta presque à son cou et l’embrassa sur la joue. Le brun allait dire quelque chose, mais de douces lèvres au goût de framboise l’en empêcha et il s’abandonna dans ses bras. Bon, d’accord, ça ne faisait pas une éternité qu’ils ne s’étaient pas vus, mais... il adorait tellement ce petit goût de fruit ! Un souffle un peu frais provenant de son dos le ramena de force à la réalité et il se détacha avec un petit sourire d’excuse :
— Il y a du vent. Je peux entrer complètement ?
— Bien sûr, bien sûr, ria la blonde en le tirant à l’intérieur. Tu aurais du amener au moins un petit manteau.
— Oui, m’man, singea-t-il.
Eva rigola.
— Ca va, ma puce ? demanda-t-il ensuite.
— Oui, sourit-elle. Allez viens, tous nos amis nous attendent ! Je te signale que tu es le dernier à arriver... Comment fais-tu pour être sans cesse en retard ? Sais-tu que c’est normalement le rôle des filles de faire poireauter leur petit ami, pas l’inverse ! ajouta-t-elle en agitant un doigt menaçant dans sa direction.
— Rho... 5 minutes de retard, ce n’est pas la mort... Et puis j’ai fait pire...
— Oui, justement. Mais laissons ça de côté. Viens dans le salon !
La blonde entraîna son petit ami à travers les pièces. Il n’aurait peut-être pas dû...
*-*-*-*-*
A suivre...
(1) : Oui, j’étais o-bli-gée de mettre une pub sur toutes ces trucs inutiles et chers pour les téléphones portables, parce que maintenant, nous sommes envahis pas tout ça !! Non mais c’est vrai, à chaque fois que je zappe à la télé et quand je tombe sur les pubs, il y en a au moins 2 ou 3 sur les sonneries et autres. Y’en a trois fois trop et y’en a marreuh !! è.é En plus, y’en a qui sont longues... -.- Horrible !
(2) : Je ne me souviens plus exactement de la pub, mais à un moment, les pubs pour les préservatifs étaient trop fortes XD Celle dont je fais référence, ils montraient une femme qui faisait voltiger ses cheveux sous le soleil, puis il y avait un trait le long de sa joue, comme pour les pubs de crème pour dire qu’il n’y a plus de rides, etc. (il y avait d’autres passages, mais je ne m’en souviens plus, désolée v.v ;;) Et à la fin, on découvrait pour quel produit c’était. Terrible XD Bon, je ne me souviens pas trop non plus du slogan à la fin, mais bon, c’est l’intention qui y est, lool.
(3) : J’ai plus d’idées de métier, c’est duuur !! -.- Déjà que j’ai du mal pour savoir quoi faire, moi... Dites, quelqu’un a pas des idées par hasard ?? é.è Siouplé, lool. Le truc de la maternité et designer, c’est le métier des parents d’une amie, lool. M’en veut pas ! XD
(4) : Oui, pourquoi ça ne craquerait pas, hein ? Moi je craque tout le temps des genoux de toute façon... Ca fait... réaliste, loool XD
(5) : Alors je m’excuse, je n’y connais pas grand-chose, même si j’ai cherché. Je sais qu’il faut des éducateurs et je pense que ça se fait principalement à domicile seulement. Mais je crois qu’il existe tout de même des écoles spéciales. Si quelqu’un en sait plus que moi, qu’il n’hésite pas ¬¬
(6) : Un peu de culture pour cette célébrité : Raymond Charles Robinson (23 septembre 1930 – 10 juin 2004) est né en Géorgie dans la petite ville d’Albany, noir et très jeune devenu aveugle, il a renversé toutes les idées reçues et franchi tous les obstacles pour s’imposer comme l’un des plus grands artistes de son temps, et un prophète de la soul et du blues, alors que le racisme quotidien de cette Amérique sudiste l’enfonce dans sa pauvreté et la misère la plus profonde. Ray Charles est rapidement demandé dans tous les clubs, les boîtes de nuits, etc. réinventant la musique noire américaine, à base d'un sublime cocktail de gospel, de jazz, de blues et de soul, au début des années 50. Il est mort à cause de son foie. (y’a trop de sources pour que je cite, mais en gros, faut ouvrir son encyclopédie, lol)
(7) : Et je m’étais promis de ne pas faire de pubs v.v Bon, faites comme si vous n’avez rien vu !! Dites-vous que ce n’est qu’une petite voiture confortable ;p
¤
Mydaya : Oh, comme j’avais trop de choses à dire en petites notes !! o.O Ca fait presque une page !! Enfin maintenant, on passe au sérieux, car la petite fête chez Eva va précipiter beaucoup de choses. En plus, de nouveaux personnages vont arriver !!! J’espère ne pas vous embrouiller plus que ce qu’il ne faut v.v ;; Donc normalement, les chapitres suivants sont un peu plus longs (celui-là était vraiment pas terrible et en plus j’ai trop eu du mal à le sortir, lol) Bon j’arrête de me plaindre ;p Laissez-moi un petit commentaire.