L’oreiller était un Saru
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Série : Saiyuki
Auteur : Mydaya
Couple : Sanzo x Goku
Genre : Un peu amusant, space, romance yaoi, avec quelques POV
Disclaimers : Les personnages cités ne sont hélas pas à moi donc ne me prenez pas la tête avec ça !
Petite note de l’auteur : J’espère que cette fic vous amusera autant qu’elle vous plaira ^_^ Il s’agit d’une première fic sur ce manga et je pense avoir respecté leur façon d’être... Cette fic a été publié dans un fanzine il y a pas mal de temps ^^;
Bonne Lecture !
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Hakkai et Gogyo regardèrent avec horreur leur ami transformé en un monstre immonde.
Goku avait les cheveux plus longs, se balançant au rythme du vent frais. Ses yeux autrefois si innocents et rieurs, semblaient à présent cruels. Toutefois, ils n’avaient pas perdu pour autant leur teinte moqueuse. Goku semblait vraiment bien s’amuser, alors qu’il était couvert de sang et que des corps de monstres blessés gisaient autour de lui.
Gogyo sortit son arme, tandis que Hakkai créait une boule lumineuse, prêt à la lancer sur son ancien ami.
— Qu’est-ce qu’il a, le ouistiti, s’écria Gojyo à Hakkai. C’est plus le même ! Il a mangé quelque chose qui n’est pas passé ou quoi, pour qu’il soit énervé à ce point ??
— Euh je ne crois pas... une arête tu crois ?
— On n’a pas mangé de poisson aujourd’hui justement parce que ce ouistiti a effrayé toutes ces pauvres bêtes en hurlant comme un imbécile !
— Attention, il arrive, prévint Hakkai.
Goku, griffes en avant, sauta de dix mètres de haut pour plonger vers le rouquin et le brun. Ceux-ci esquivèrent de justesse, mais furent projetés encore plus loin par l’onde de choc qu’avait produit Goku. Celui-ci, les yeux fous, semblait vraiment bien s’amuser.
Hakkai et Gogyo étaient ainsi séparés par plusieurs mètres et un Goku dangereux.
— Eh ouistiti, hurla Gogyo. Fais un peu attention, j’ai pas beaucoup d’habits de rechange alors me bousille pas celui-là ! Sinon comment je vais pouvoir avoir du succès avec les filles, moi ?
— Soit un peu sérieux quand même, Gogyo, reprocha Hakkai, occupé à se relever.
— Laissez-moi faire, fit une voix un peu plus loin.
Tous se retournèrent et virent Sanzo. Celui-ci était tombé malade et avait une fièvre qui l’avait presque tué. Ses amis s’étant bien occupés de lui, l’avaient fait échappé du pire. Mais il était encore trop faible.
— Retourne te coucher, Sanzo, cria Hakkai.
— Je n’ai d’ordre à recevoir de personne, je te signale !
— Arrête de faire tes caprices et va te reposer, on s’en occupe, fit alors Gogyo.
— Je vous ai dit de la fermer !
Sanzo sortit son pistolet et le braqua sur Goku. Son bras trembla. Goku, étonné tout d’abord d’une nouvelle apparition, finit par sourire cruellement. Sanzo fronça les sourcils.
Sa vue n’était pas terrible, il ne voyait que les contours flous de son adversaire et n’entendait qu’un vaste bourdonnement qui, parfois, formait des mots qu’ils comprenaient. Sa main tremblait. Seulement son caractère, son ego, lui disait qu’il pouvait très bien se débrouiller tout seul.
Goku étira son sourire jusqu’aux oreilles et ria à pleine gorge, voyant la faiblesse de son adversaire. Sanzo tira. Goku n’eut pas besoin de bouger pour que la balle passe à côté de lui.
Sanzo toussa et alla à la rencontre du sol. Ses genoux lui permirent de rester un petit peu debout. La douleur à son crâne persistait méchamment mais il n’allait pas s’avouer vaincu face à cet imbécile. Surtout que les deux autres débiles ne savaient pas comment s’y prendre pour le battre.
Goku fit un pas, puis un autre... et encore un autre, mais celui-là plus rapide que les deux autres. Le quatrième pas était encore plus rapide. Le singe courut à toute allure vers sa proie.
— Ah, s’exclama Hakkai. Nous sommes trop loin pour intervenir à temps !
— Sanzo, s’écria Gogyo. Dégage de là, il arrive sur toi !
Ledit Sanzo ne se sentait vraiment pas bien. Il combattait déjà sa fièvre, alors il n’arrivait pas à combattre ce gosse qui fonçait droit sur lui, prêt à la massacrer en moins de deux. Ses genoux ne purent plus le supporter, sa vue se brouilla, et il tomba en avant.
Goku arrivé à ce moment, au lieu d’aller à sa victime, vit celle-ci plonger dans ses bras.
Un peu perturbé, Goku ne vit pas la main de l’homme se lever pour se poser devant son front. Une lumière en jaillit. Lorsque la main se rabaissa, le sceau de Goku enserrait à nouveau le front de celui-ci. Sanzo tomba dans les pommes.
*** POV Sanzo ***
Qu’est-ce qui m’arrive ? Pourquoi ai-je senti cet instant de faiblesse ? Ce n’est pas à moi de tomber malade, c’est les autres ! Hakkai, Gogyo... Goku... Ça y est : je deviens sentimental ! Ça ne me ressemble pas du tout !
Calme-toi, Sanzo, respire un bon coup.
Goku a toujours été là. Sa voix me remet toujours les idées en place. Seulement... s’il pouvait parler un peu moins, ça m’arrangerait ! Heureusement que mon baffeur est toujours avec moi !!! Dans la vie, il faut savoir se faire respecter ! Et ce n’est pas un ouistiti dans son genre qui va me faire changer d’avis !
Mais d’ailleurs... pourquoi cet imbécile préfère rester avec moi ? Je n’arrête pas de le frapper, de lui crier dessus et il est toujours là... Pour moi, j’aime sa présence, elle me réconforte. Je sais que je peux compter sur lui : il se plierait en quatre pour moi.
Je l’ai toujours vu en train de faire le fou, m’apporter une canette de bière, un poisson qu’il a péché, courir vers moi quand il voit que je suis en danger – quel imbécile, je ne suis jamais en danger !! – en fait, il me suit partout.
Il préfère se bagarrer avec Gogyo, mais si nous nous séparions tous les quatre, c’est moi qu’il suivrait. Je n’aurais même pas besoin de lui demander, il viendrait. Pourquoi ? J’ai rien fait de particulier.
*** Fin du POV Sanzo ***
Sanzo ouvrit les yeux. Il était dans une pièce sombre, allongé sur quelque chose de chaud. Tournant légèrement la tête, il remarqua qu’il était sur Goku. Sa tête était sur le bras du ouistiti et son dos reposait sur ses jambes pliées.
Goku était adossé au mur collé au lit sur lequel ils étaient. Il dormait paisiblement. Ses bras entouraient Sanzo sans force par rapport à tout à l’heure. Son sceau luisait grâce à la lumière de la lune qui transperçait les nuages à travers la fenêtre.
Soupirant, Sanzo resta dans sa position, ne voulant pas réveiller l’autre. C’était parce qu’il ne voulait pas que le gosse commence à crier dès son réveil. Sanzo sourit mélancoliquement, se rendant compte qu’il était en train de se justifier de ces actes.
— J’ai rien à me reprocher ! C’est de sa faute aussi !
C’est alors qu’il remarqua un fait étrange. Pourquoi sa main était-elle agrippée comme si sa vie en dépendait, au haut de Goku ?
Sanzo vit bien que les gens avaient essayé de l’en défaire, vu le froissement considérable de tissu. Mais ils n’avaient pas dû y arriver – sinon sa main ne serait pas là – et Goku avait dû dormir avec lui.
Il était resté par obligation, pas pour autre chose. Quoi que, connaissant bien Goku, Sanzo se doutait bien que le ouistiti serait resté quand même à son chevet. Bien, maintenant qu’il s’était penché sur les motivations des autres pendant son sommeil, il pouvait se concentrer sur soi-même...
Pourquoi avait-il accroché le haut de Goku ? Avait-il peur qu’il ne s’en aille ? Non, il savait que l’autre lui suivrait partout. Ou était-ce son inconscient qui avait peur ? Pff... Sanzo n’aimait pas se prendre la tête avec ça et classa ce fait sur un coup de fatigue.
Goku bougea dans son sommeil, renversant Sanzo qui alla s’écraser sur le sol, à côté du lit. Il se releva, un tendon apparaissant sur son front. Les doigts crispés, il sortit son baffeur et en frappa l’endormi.
— Aahh, s’écria Goku, se réveillant et en se protégeant la tête de ses mains. Hey ça va pas la tête, Sanzo !! J’étais en train de dormir ! T’aurais pu faire attention !!
— C’est de ta faute, ouistiti, gueula à son tour Sanzo. Depuis quand tu te permets d’être mon matelas alors que tu bouges tout le temps !
— Pardon, Sanzo, mais j’étais mal installé...
— Je ne veux pas d’excuses ! Tu m’as réveillé alors qu’il fait encore nuit ! Tu n’es vraiment qu’un imbécile. On n’a pas idée de se transformer en monstre !! A cause de toi, j’ai dû me lever alors que j’étais malade ! T’as intérêt de t’excuser !
— Pardon, Sanzo, gémit Goku, un gros pansement sur la tête.
Sanzo soupira et s’assit sur le lit, à côté de Goku. Il fouilla sur lui et sortit son paquet de cigarettes. Après avoir trouvé son briquet, il l’alluma. Goku n’avait toujours rien dit, les yeux baissés sur ses pieds.
— Sanzo ?
— Qu’est-ce qu’il se passe, ouistiti ? Tu as fait un vilain cauchemar ?
— Je fais pas de cauchemar !!... c’est juste que...
— Ne me dis pas que tu as perdu ta langue, sale ouistiti.
— ... Si tu fumes, tu vas retomber malade.
Sanzo eut le sentiment que ce n’était pas ce que Goku voulait dire premièrement. Il ne le dit pas, décidant qu’il valait mieux laisser l’autre imbécile se dire lui-même s’il fallait qu’il parle de ce qu’il avait vraiment sur le cœur.
— De quoi je me mêle, sale ouistiti, s’écria Sanzo en sortant son baffeur. Au lieu de dire des bêtises, va plutôt me chercher une canette de bière si tu ne veux pas que je réduise les petits pois qui te servent de cerveau en bouillie !
— Aïe, oui Sanzo.
Goku sortit rapidement de la pièce où ils avaient passé la nuit. Ils devaient être dans un hôtel. Sanzo se demanda un instant où étaient Hakkai et Gogyo. Puis il se dit qu’ils devaient coucher dans une pièce à part.
*** POV Goku ***
Qu’est-ce qu’il a à me frapper à chaque fois ? Bon j’admets que parfois je le mérite... mais là, c’est pas ma faute si c’était inconfortable. Il avait qu’à pas m’empoigner le haut, non mais c’est vrai !...
La lune est vraiment belle ce soir. Je me demande si je suis le seul à m’en rendre compte.
Au fait, j’avertis Gogyo et Hakkai ou pas que Sanzo est réveillé ? Mmmh... J’en sais rien moi ! Oh et puis, non. Je vois pas pourquoi je leur dirais : Sanzo a besoin de repos et si on est tous dans sa chambre, ça va pas lui faire du bien.
Non, je ne me justifie pas ! J’ai pas à me sentir coupable ou à regretter quoi que ce soit ! Et puis, il ne faut pas oublier que la journée a été dure et qu’ils sont très fatigués... Mais c’est ma faute. Je me suis encore transformé en monstre.
A cause de moi, Sanzo a été obligé de se lever et il aurait pu ne pas s’en sortir...
Pourquoi prend-il tant soin de moi ? Tout ce que je fais, c’est l’ennuyer – vu qu’il me frappe toujours – alors je ne vois vraiment pas la raison qui le pousse à agir ainsi. A chaque fois, il m’insulte – j’aime pas qu’on m’appelle « ouistiti » – ou il me frappe, ou il essaye de m’ignorer ou il me remet mon sceau sur le front...
C’est peut-être pour ça que je veux tout faire pour qu’il se sente bien, que je le suis partout – j’ai jamais eu beaucoup d’amis, alors autant les garder – que je vais bêtement lui chercher une canette de bière quand il me le demande.
Goku, t’es vraiment le dernier des imbéciles...
*** Fin du POV Goku ***
Soupirant, Goku prit la canette de bière et retourna dans la chambre. Alors qu’il passait devant les chambres de Hakkai et de Gogyo, ceux-ci ouvrirent brusquement la porte.
— Goku, demanda Hakkai. Est-ce que Sanzo va mieux ? C’est pour ça que tu vas lui chercher une canette ?
— Euh... non c’est pas ça...
— Arrête de faire cette tête-là, ouistiti, répliqua Gogyo. Et dis-nous ce qu’il se passe !
— Hey, me traite pas de menteur !! Sanzo a bougé dans son sommeil et il m’a enfin lâché alors ne va pas m’insulter. J’en profite pour ramener une canette parce que sinon il va encore m’engueuler pour que j’aille en chercher une !
— Ne t’énerve pas Goku, calma Gogyo comme s’il parlait à un enfant qui fait un caprice. Passe tes nerfs sur quelqu’un d’autre. Allez viens, Hakkai, laissons monsieur Ouistiti piquer sa petite crise et allons nous rendormir.
— Bonne nuit, Goku.
— Je suis pas un ouistiti, répliqua Goku alors que la porte se referma sur ses deux amis.
Il regarda la porte fermée pendant quelques instants, puis sentant la canette à travers ses doigts, reprit son chemin.
Lorsqu’il entra dans la chambre, il ne vit tout d’abord pas Sanzo. Il parcourut mieux l’endroit des yeux et vit enfin une forme allongée par terre.
— Sanzo !!
Il laissa tomber sa canette par terre et se précipita vers le bonze. Il le prit dans ses bras et le remit sur le lit. Puis, prudent, il éteignit la cigarette tombée à terre.
Que faire ? Appeler les autres ? Non, ce serait comme crier qu’il avait menti... Ils lui demanderaient pleins d’explications et lui ne saurait pas quoi dire. Mouais, autant se débrouiller tout seul.
Sanzo avait le front vraiment très brûlant. Goku regarda autour de lui pour savoir si quelque chose lui donnerait des idées. La fenêtre ! Il l’ouvrit pour laisser passer l’air. Seulement après une demi-heure, Sanzo était toujours aussi brûlant... Goku eut une autre illumination et mit une serviette trempée sur le front du moine. Le temps passa et Sanzo fut pris de violents tremblements. Goku, un peu assoupi, ne le remarqua pas tout de suite.
Sanzo ouvrit les yeux, étant réveillé par la température qui avait fortement baissée. Il regarda la fenêtre, Goku, la serviette, Goku, son baffeur, Goku... Seulement il était vraiment trop faible pour esquisser des gestes pour punir l’imbécillité de ce ouistiti !
— Sale ouistiti, s’écria-t-il pour réveiller Goku. Qu’est-ce que t’as encore fait comme bêtise ? Tu crois vraiment que c’était intelligent de me mettre comme ça ? Maintenant je vais attraper la crève ! Tu veux vraiment avoir ma peau ou quoi ?
— Mais... je ne savais pas ce qu’il fallait faire...
— Tu n’avais qu’à alerter Hakkai !
Le singe resta silencieux. Sanzo le remarqua tout de suite. Mais qu’est-ce qui lui prenait ? D’habitude, il s’excusait et sortait des bêtises pour se faire pardonner. Mais là, non... rien. Ne voulant pas plomber l’atmosphère, Sanzo repartit dans sa volée.
— Referme immédiatement cette fenêtre et enlève-moi cette compresse inutile maintenant ! Met-moi une bonne couverture et monte le chauffage de la pièce !
— Quoi, mais il fait 30° à l’intérieur !
— Tu n’avais qu’à faire ce qu’il fallait dès le départ !
Goku bougonna quelques instants puis alla faire ce que Sanzo lui demandait.
La chaleur fut pour lui presque insoutenable. Voyant la canette qu’il avait laissé tombé par terre, il eut une idée. Il se dirigea vers la porte, l’ouvrit et dit à Sanzo :
— Je vais aller me chercher à manger, j’ai vraiment trop faim...
— Reviens ici, estomac sur patte ! Tout ça, c’est de ta faute ! Ne pense pas m’esquiver : assume tes responsabilités !
— Mais c’est pas ça, c’est juste que j’ai faim...
— Je ne veux pas le savoir ! J’ai encore un peu froid... Trouve une solution toi-même.
Goku regarda la pièce mais ne voyait vraiment pas comment chauffer encore plus Sanzo. De plus, Goku avait vraiment très chaud. Puis il eut enfin une idée.
Il enleva son haut et se coucha à côté de Sanzo. Celui-ci le regarda faire sans vraiment comprendre. Quand Goku se colla à lui et entoura de ses bras chaleureux son torse glacé, Sanzo exigea quelques explications.
— Eh bien tu as trop froid et moi j’ai trop chaud ! Alors je me suis dit qu’on pourrait trouver un compromis.
— Pff... Elle est nulle comme solution.
— Ah pardon Sanzo ! Je vais essayer de trouver quelque chose d’autre !
— Non, ce n’est pas grave. Tu me réchauffes.
Ils restèrent quelques temps comme ça, un peu rouge sur les bords.
*** POV Sanzo ***
Qu’est-ce qu’il a à me coller quand même ? Il n’a pas honte ?
Et moi, ai-je honte d’apprécier sa proximité ? Avant j’aimais bien qu’il soit collé à mes basques, mais maintenant qu’il est collé au sens littéraire du terme... je ne sais pas trop quoi penser.
Je n’arrive vraiment pas à dormir. Bon je vais me lancer...
Passer mes bras autour de lui ne veut pas forcément dire quelque chose non ? Bon. Et s’il lance une seule remarque stupide, mon baffeur n’est pas si loin que ça ! Je ne suis pas si faible que ça et j’ai horreur qu’on me critique.
*** Fin du POV Sanzo ***
Sanzo sentit le jeune garçon sursauter légèrement. Malgré cela Sanzo laissa ses bras où ils étaient et fit mine d’être endormi. Il attendit une remarque qui ne vint pas. Goku se décontracta et Sanzo remarqua que son souffle sur sa poitrine se faisait de plus en plus lent et régulier.
Sanzo le regarda dormir un moment, puis passa sa main sur la joue du jeune garçon. Elle était toute douce... Il ferma les yeux, serrant plus cet être contre lui. Le sommeil lui vint naturellement.
*** POV Goku ***
Je suis si bien ! Je suis allongé sous un cerisier qui perd petit à petit ses pétales roses. Le vent fait bruisser ses feuilles. L’ombre de l’arbre qui me protège d’un soleil torride se balance en même temps que mes cheveux.
J’ouvre les yeux et je vois un visage penché vers moi. Ma tête repose sur les jambes de cette personne.
— Bien dormi Goku ?
— A merveille, fis-je avec un grand sourire.
Le visage sourit à son tour. Sa tête est auréolée de blond et avec l’éclat du soleil, cela lui donne un aspect beaucoup plus saint.
La personne passe une main fraîche sur ma joue, puis caresse du bout des doigts mes lèvres. Finalement, il m’embrasse et son baiser me donne l’impression de renaître, d’avoir enfin trouvé la raison de ma naissance, la raison de ma vie...
Sanzo...
*** Fin du POV Goku ***
C’était le matin lorsque Goku ouvrit les yeux. Sanzo venait également de se réveiller, ses bras enserrant toujours Goku.
Celui-ci, encore à moitié dans son rêve, remonta vers le jeune homme blond et l’embrassa en passant ses bras autour de la nuque de celui qui hantait ses rêves.
Quelques secondes passèrent, puis Goku remarqua qu’il n’était plus du tout dans un rêve. Il se désengagea prestement, les yeux affolés, prêt à recevoir des coups de baffeur :
— Aaah pardon, pardon Sanzo ! J’étais en train de rêver !
— Mais qu’est-ce que t’as encore à t’excuser ?
— Hein ?
Sanzo passa une main dans les cheveux de Goku et l’attira à lui. Il l’embrassa tendrement. Se crispant tout d’abord, Goku se détendit et passa lui aussi ses mains derrière le bonze. Lorsqu’ils se séparèrent, Goku se bouina contre son bien-aimé.
FIN
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Mydaya : Comme ça fait longtemps que je l’avais écrite (presque à mes débuts), ça me fait bizarre de me relire... (j’ai pu corriger quelques fautes au moins, lol ^^;;) Plus je m erelis, plus je la trouve bizarre cette histoire XD M’enfin, ce n’est peut-être que moi ¬¬ J’espère quand même que ça vous a plu ^___^