Chapitre 9 : Soirée sous les étoiles
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Série : Shaman King
Auteur : Mydaya
Genre : Yaoi
qui est enfin construit après tout ce temps, alors désolée pour ceux qui
n’aiment pas ce genre, parce que là, ça va se développer de plus en plus
(quoique les problèmes sont bien au chaud, vous en fait pas, lool ;p) Donc un peu de spoilers,
quoique maintenant, je pars tellement en vrille que je me demande s’il n’y en a
plus, lol. J’ai l’air vachement au courant XD
Couples : HaoxYoh
forever !!
Disclaimer : Les persos présents ne
sont pas à moi. Mais par contre pour
la bouteille de coca... ça peut se discuter, lool !
— pour les paroles des persos
Note : Désolée, les cours, ça me
réussit pas tellement alors je n’avais pas pu écrire mon chapitre auparavant.
Mais j’espère me faire pardonner, car j’ai écris ce chapitre dans les plus
brefs délais, parce que j’ai remarqué que certaines s’impatientaient, lool ;p Ca arrive, ça
arrive !
*-*-*-*-*
Yoh se brossa consciencieusement les
cheveux, puis descendit en bas, devant la télévision. Poussant un soupir de
bien-être en se posant dans un coussin pour mieux admirer ce qui passait dans la
petite boîte à image, il essaya de se concentrer sur le concours de chansons
entre deux stars qui étaient Bob et une femme à la voix criarde.
Mais qu’était-ce que c’est éléments extérieurs alors qu’à
l’intérieur, Yoh se sentait tout... tout chose. Et
encore ça ne pouvait réellement définir son état !! Qui, mais
qui pourrait vraiment savoir ce qu’il avait ressenti – et ce qu’il
ressentait encore à ce souvenir – lorsque Hao, celui
qui était censé être son ennemi, celui qui tuait sans compter, celui qui était
une réincarnation, celui qui semblait n’être qu’un miroir, celui qui était son
propre frère ! Lui, Hao, l’avait embrassé.
Ca y est, il se remémorait la scène. Les lèvres avaient
fait leur petit bonhomme de chemin jusqu’à ses lèvres. Ces lèvres, c’était un
peu les siennes également, elles étaient semblables et pourtant, tout était
différent. Ses lèvres étaient chaudes, un peu rêches sur les bords, ce qui
donnait encore plus envie de les mouiller. Et sa langue... sa langue était...
— Si tu veux
fantasmer, va dans ta chambre, grinça Anna, le sortant de ses songes.
— Hein ?
Quoi ? fit-il intelligemment.
— Faudrait que tu
apprennes à te contrôler, ça en devient agaçant. Bob est TON chanteur par
excellence et tu regardes une émission sur lui, sans l’écouter. Si tu veux que
ça ne se remarque pas, il va falloir que tu te freines un minimum.
— ... Est-ce que ça
veut dire que je n’aurais plus le droit de le
voir ?
— Surtout
pas : tu serais intenable. Non, je te dis ça parce que tes grands-parents
ont encore fait parlé d’eux. Tu sais que pour te laisser du libre champ avec
ton frère, j’avais inventé une excuse pour qu’ils ne voient rien de
particulier. Mais ils sont de plus en plus suspicieux, je pense. Il vaudrait
mieux que tu commences à te tenir un peu plus à carreau, si tu ne veux pas te
faire exiler loin de lui et ne plus jamais le revoir. Et le pire de tout ça,
c’est que ton frère serait intenable lui aussi et qu’il viendrait te
« délivrer » comme s’il se croyait le prince charmant, et il mettrait
tout à feu et à sang avec sa bande. Belle image de marque, n’est-ce pas ?
De plus, ce n’est pas ce que tu veux, un massacre.
Anna hésita et le regarda sous ses longs fils.
Elle croyait en Yoh. Il était
pur et vraiment, avec tout ce qu’il avait enduré, la dernière chose qu’il
voudrait, c’était bien vouloir que des gens meurent, quels qu’ils soient. Elle
l’avait vu alors qu’elle savait encore ce que les autres pensaient tout le
temps, elle l’avait vu lorsqu’il l’avait sauvé du gouffre dans lequel elle
tombait irrémédiablement et sans s’en rendre compte vraiment, elle l’avait vu
alors qu’il se battait de toutes ses forces contre les shamans qui se croyaient
tout permis, essayant de les ramener dans le droit chemin. Peut-être
réussirait-il avait Hao. Ce dernier était le tueur
ultime : s’il arrivait à le faire devenir aussi doux qu’un agneau, alors Yoh serait Shaman King, car il aurait la force nécessaire
pour accomplir n’importe quoi.
Oui, elle croyait en Yoh. Mais
en Hao ? Non. Peut-être même jamais. Soit Yoh le convertissait, soit c’était le contraire, et là,
tout serait de sa faute. Si jamais Yoh devenait comme
Hao, assoiffé de sang, personne ne pourrait les
arrêter, pas même les Asakura qui avaient pourtant un
pouvoir étendu.
— Bien sûr que
non !! sourit Yoh. Mais
ne t’en fais pas, Anna, Hao ne ferait jamais une
chose pareille.
— ... ??
— Il a promis,
continua-t-il en souriant encore plus.
— ... Si tu le dis.
— Mais pourquoi ils
veulent me voir ??!!!! Ca va annuler mes rendez-vous avec Haooo !! Je vais m’ennuyer là-baaas !!
Anna ! Tu ne peux pas faire quelque chose contre ça ??
— Non.
— Argh, je me meurs rien que d’y penser !!
— Oh arrête de te
plaindre, Yoh. Tu le reverras ton « Hao m’amour qui n’est qu’à moi et qui est beau, qui est si
magnifique, qui est si parfait ». Il ne va pas mourir du jour au lendemain,
il faudrait un cataclysme pour le détruire et encore, c’est pas si sûr, alors
pourquoi s’inquiéter ?
— Tu ne peux pas
comprendre, répliqua Yoh en rougissant.
— Tu insinues que
je ne suis pas romantique ?? menaça-t-elle.
— Mais nan, mais
nan !!
— Je préfère ça.
Bon, nous devons aller chez les Asakura dans deux
semaines, alors préviens ton « n’amoureux ». Au fait, c’est quand la
prochaine fois que tu as donné rendez-vous à Hao ?
— Demain ! Je
compte l’emmener à un restaurant super classe le soir ! Ca va être
super !!!!
— Mmh... si vos rendez-vous sont
aussi soignés, je veux que la prochaine fois que tu verras Hao,
tu m’emmènes avec toi. Et tu me payeras également un repas dans un restaurant
classe.
— ...
— Des
protestations ?
— N... non...
— Bien. Demain je
ne pourrais pas, mais que dis-tu de jeudi prochain ?
— J’ai le
choix ?
— Non. Et ne te
plains pas. Bon, j’ai faim, prépare à manger. Toi tu ne veux peut-être pas
écouter Bob, mais moi je veux profiter de sa concurrente.
Yoh repartit dans la cuisine en
retenant un soupir. Il aurait tellement voulu préparer de bons petits plats
pour Hao et non pour Anna. Enfin, il pouvait toujours
se dire qu’il s’entraînait pour sa moitié. Cette idée lui remonta le moral et
il s’appliqua à faire la cuisine.
*-*-*-*-*
Hao soupira une nouvelle fois. Voyons
voir, ce n’était pas à cause de sa mauvaise volonté, non, non !
Compter les moutons sauter une barrière était totalement
stupide. D’ailleurs pourquoi pas des humains ensanglantés ? Ce serait
beaucoup plus marrant. A chaque pas qui feraient, ils perdraient un bout
d’eux-mêmes et le gagnant serait celui qui aurait réussi à sauter par-dessus la
barrière. Mais à la fin, tout cela devenait facilement lassant. La deuxième
solution qu’il avait trouvée était de jouer aux cartes, mais sachant les
pensées des autres, cela ne représentait plus aucun intérêt à ses yeux. De
plus, sa bande de shamans était nulle. Il s’était ensuite essayé à la cuisine
en cachette, car il fallait qu’il soigne son image de marque quand même !
Le futur Shaman King ne pouvait pas se présenter avec un tablier et de la
farine sur le bout du nez ! Mais bon après une centaine d’échecs, ça avait
commencé à l’énerver et il avait fait brûler tout son atelier et tout ce qui se
trouvait autour, dans un accès d’énervement cumulé. Il avait alors commencé à
s’entraîner pour devenir plus fort, encore plus intensément qu’avant.
Eh oui ! Qui aurait cru que de ne pas tuer des êtres
inférieurs serait tellement ennuyeux et terriblement difficile, voir presque
impossible !!?? Il avait promis, il avait promis, il avait promis...
—
RAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH !!!!!!
— H... Hao-sama ? s’inquiéta le
petit Opacho, toujours à ses côtés et subissant
dernièrement ses sautes d’humeur.
— J’en ai
marre !!!!!!! Opacho !!
— Oui ?
s’exclama l’africain alors que le garçon aux cheveux longs se tournait
brusquement vers lui, et une lueur presque assassine dans les yeux.
— Comment font ces
abrutis d’humains faibles et misérables pour s’occuper, hein ?? Tu peux me
le dire ??!!
— Ils... ils
travaillent, Hao-sama.
— Le travail, le
travail... ça ne fait pas toute leur vie, quand même ! Il se repose
parfois. Et quand ils ont du temps libre, que font-ils ??
— Euh... ils voyagent,
ils font du sport, ils jouent, ils sortent...
— Mais ça, je le
fais tout le temps, cela n’a plus aucun intérêt ! Pff, ce sont vraiment
des êtres inférieurs, conclut-il avec un autre soupir, un peu moins énervé.
— ...
— Ah au fait, dis
aux autres que je sors ce soir. Surveille-les pour qu’ils ne fassent pas de
bêtises.
— Hao-sama va revoir Yoh-sama ?
— Ouaip ! sourit Hao en rougissant et en souriant jusqu’aux oreilles. Il a
insisté pour qu’on aille dans un restaurant super classe, paraîtrait-il. Tu
voudras que je te rapporte quelque chose en particulier ?
— Hn ?? Non, non ! Opacho
ne veut pas déranger Hao-sama et Yoh-sama !!!
— Tu voudrais venir
un jour ? Tu pourrais voir Yoh que tu connais.
Il sera sûrement ravi de te revoir.
— N...
— Allez, c’est
décidé !! Au prochain rendez-vous, je t’emmène avec moi ! Je pourrais
demander à Otôto pour jeudi prochain.
— Opacho tout content à l’idée de revoir Yoh-sama !!
sourit le petit africain.
— Oui, sourit
tristement Hao. Moi aussi...
Satisfait à la pensée de Yoh, Hao cassa un brin d’herbe qu’il porta à sa bouche, puis se
laissa aller dans l’herbe, respirant le calme de la nature, savourant l’air un
peu frais et l’herbe chatouillante sur ses côtés dévêtues.
Il se souvenait de lui,
oui... Toujours souriant, comme lui-même, mais Yoh
avait un petit quelque chose qu’il n’avait pas, et qu’il n’aurait jamais.
Peut-être cette pureté... cette innocence... Hao,
lorsqu’il le voit, l’associait au blanc, jamais sali, mais lorsqu’il se
regardait lui-même dans un miroir, ne percevait que du noir. Parfois il avait
même peur de salir ce blanc encore intouché.
Et pourtant... il voulait agir égoïstement et le toucher
encore et encore, l’embrasser jusqu’à en devenir fou, et tant pis s’il
emportait sa moitié avec lui dans les ténèbres !
*-*-*-*-*
Le restaurant en question était dans une rue peu passante
et donc calme. Les jumeaux entrèrent avec appréhension, l’un se demandant si sa
tenue décontractée ne faisait pas décalée et l’autre se demandant comment se
comporter chez ces êtres inférieurs. Un serveur élégant les amena à une table
recouverte d’une nappe couleur crème. La vaisselle était blanche et les
couverts argentés, renvoyant la lumière du lustre pendu au plafond. Les autres
clients ne firent pas tellement attention à ces deux-là et replongèrent dans
leur conversation oh combien intéressante, sûrement.
Le menu leur fut apporté.
— Ils n’ont pas de
coca ? demanda Hao.
— Si, si, à la fin
du menu, il doit y avoir des boissons et je suppose qu’il y aura du coca si tu
demandes, répondit précipitamment Yoh, stressé que Hao n’aime pas l’endroit.
— Ah oui.
— ...
— ...
— Tu veux choisir
quoi ? demanda Yoh, voulant engager la
conversation.
— Je ne sais pas.
Tu me conseilles quoi ?
— Euh... J’en sais
rien moi, c’est la première fois que je mange ici…
— Déstresse, Otôto. Je ne vais pas
te manger.
— O... Okay...
Hao rigola et en pointant au hasard
sur sa carte, il trouva son menu. Yoh dut faire
pareil, il sembla, vu la tête qu’il tira en voyant les plats arriver.
En avalant la première bouchée de... d’un truc qu’il ne
connaissait pas, Hao se dit qu’il ne fallait pas tuer
TOUS les humains si faibles, s’ils savaient faire d’aussi bons plats. Bon. Il
tuerait les cuisiniers faibles et stupides, et garderait ceux qui savent faire
de la cuisine comme celle qui passait dans son estomac au septième ciel.
Satisfait de ce compromis, Hao mangea le sourire aux
lèvres.
Il finit son plat avant Yoh qui
semblait se battre avec sa viande et son couteau. C’était... amusant. Hao poussa un petit soupir de contentement et s’étira sur
sa chaise. Fruit du hasard ou est-ce que c’était fait
exprès, son pied frôla la jambe de son vis-à-vis. Pendant un certain moment,
aucun des deux shamans ne bougèrent le petit doigt, l’un son couteau enfoncé
dans sa viande et l’autre les bras levés. Tous deux rougirent comme pris en
faute, puis Hao, comme d’habitude, fut le premier à
s’en remettre. Baissant lentement les bras pour les poser calmement sur la
table, il laissa son pied là où il était. Au bout d’un moment, Yoh reprit son activité, sans trop oser le regarder en
face.
« Il est vraiment trop mignon » songea Hao avec un sourire attendrissant.
Puis il regarda dans la salle pour voir les autres
clients, et s’amuser à lire leurs pensées. Il tomba sur une table avec deux
personnes vraiment peu habituelles. L’homme était immense, les épaules carrées,
la coupe sévère et blonde. Vêtu exclusivement d’or, d’argent et surtout de
blanc, il se dégageait de lui un charisme important, ainsi qu’une aura qui
devait faire craquer toutes les filles. Il réajusta ses lunettes sur son nez et
eut un sourire à l’égard de sa compagne.
Celle-ci arborait des cheveux argentés qui lui descendaient
jusqu’aux hanches. Habillée tout en argenté, elle resplendissait de mille feux
dans sa longue robe. Son visage doux, voir enfantin, était adorable.
Hao se concentra sur eux pour savoir
ce qu’ils se disaient, remarquant tout de même que Yoh
accentuait audacieusement sa jambe contre son pied.
— Mlle Jeanne, vous
êtes superbes et vous exhiber ainsi est un honneur pour ces misérables humains.
Vous êtes trop généreuses pour votre propre bien : vous vous sentez
peut-être trop faible...
— Tout va bien,
Marco, sourit la jeune fille. Si ma présence peut aider certains, alors je le
ferais. Et puis ce restaurant est vraiment excellent. Merci de m’y avoir
invitée.
— Je ferais tout
pour votre bonheur, Mlle Jeanne ! Vous en faites déjà tellement que c’est
un honneur pour moi de pouvoir soulager toutes vos peines.
— Mais il ne faut
pas nous reposer, j’ai entendu dire que des shamans mauvais perpétuaient des
crimes atroces. Il faudra les empêcher d’atteindre le Shaman Fight.
Tiens, des shamans. Et peut-être parlait-il de la bande à Hao. A cette pensée, Hao ne put
s’empêcher de pouffer de rire. Ce n’était pas cette enfant aux allures de
poupées ainsi que son gorille qui allaient l’empêcher d’arriver à ses fins.
Mais... en se concentrant un peu plus, Hao fut
stupéfiait de voir que ces deux shamans avaient un niveau très élevé de furyoku. Pas autant que le sien, bien évidemment, il était
le meilleur, mais s’il arrivait à les faire adhérer à ses idées, il deviendrait
encore plus puissant.
— Qu’est-ce qu’il y
a de drôle ? demanda Yoh à l’autre bout de la
table, regardant dans sa direction. C’est ce couple qui t’amuse ?
— Oui.
Non, il ne devait pas être aussi puissant et massacrer les
autres. Il avait promis, il avait promis.
— Ce sont des
shamans, Yoh. Nous pourrions discuter à nous quatre,
tu ne crois pas ?
— ... Certainement...
Son regard ne refléta en rien sa réponse, mais Hao n’en tint pas compte car il lui fallait ces deux shamans sous ses ordres. Ce n’était pas pour tuer
encore plus de gens, c’était simplement qu’il aimait bien avoir tout le monde à
ses ordres et qu’étant le meilleur, la place lui en revenait de droit. Il se
leva et alla voir ces shamans étrangers.
— Bonjour !
fit-il gaiement.
— Euh..., commença
Marco, fronçant les sourcils. Vous désirez ?
— Je suis un
puissant shaman, tout comme vous et je me demandais si vous n’auriez pas besoin
d’un leader aussi génial que moi. J’ai déjà sous mes ordres l’élite des shamans
et tous ensemble, nous pourrions venir à bout des autres, durant le Shaman Fight. Une fois Shaman King, je répondrais peut-être à vos
souhaits, qui sait ?!
— Hao !!! s’écria Jeanne, se
redressant brusquement.
Marco bondit pour se mettre entre sa dulcinée et le
dangereux psychopathe dont ils parlaient il y a peu. Il sortit un révolver de
sous son manteau et le pointa sur le shaman aux cheveux longs. Un client,
voyant la scène, hurla devant l’arme et au bout de dix minutes durant
lesquelles le restaurant se vida, il ne resta plus que les deux jumeaux et les
deux étrangers. Yoh se précipita vers le lien
dangereux et Jeanne se tourna vers lui avec surprise :
— Un jumeau ?
— Euh, bonjour...,
fit-il intimidé par la beauté de la jeune fille blonde. Hao,
qu’est-ce que t’as encore fait ?! Tu ne les aurais quand même pas
menacé ??!
— Rhooo, mais noon, rassura le
garçon aux cheveux longs. Je suis simplement trop célèbre !
— C’est ça ! rugit Marco. Comme si nous allions te croire ! En fait,
tu en veux à la vie de Jeanne-sama, que tu es dans un
lieu comme celui-ci ! Mais je ne te laisserais pas faire !! A moi, Raphaël
(1) !!!!
Au lieu d’une balle en fer, il sortit de l’arme un ange,
magnifique jusqu’au bout des ongles. La lumière du dehors semblait se
rassembler sur lui pour le rendre encore plus beau et plus lumineux, comme des
projecteurs.
— Spirit of...
— Hao !!!!! menaça son jumeau,
le prenant par le bras. Tu avais promis !!
— On me menace, Yoh, répliqua-t-il en se dégageant. Je ne vais quand même
pas me laisser faire ! Je ne les tuerais peut-être pas, si tu y tiens
tant, mais ils reviendront à la charge jusqu’à ce que ce soit moi qui y passe !
Tu veux me voir mourir, c’est ça ?
— N... non...
Jeanne avança alors, posant une main apaisante sur le bras
de Marco. Elle fit face aux jumeaux, mais elle s’adressa à Yoh :
— Qui es-tu ?
Un de ses ignobles sbires ?
— Non ! Je
suis son frère, Yoh Asakura.
Et tous ses sbires ne sont pas horribles, ajouta-t-il en repensant à Opacho.
— Peut-être, mais
s’ils ont décidé de le suivre, ils ne valent pas mieux que cette monstruosité,
fit-elle en pointant Hao du menton. Si on ne les puni
pas tout de suite, ils reviendront et continueront ses actes inhumains. Sais-tu
que ton... frère a commis les plus grands péchés ? Il est de mon devoir,
moi, Jeanne, de réduire à néant tout ce qui se rapporte à Hao
Asakura, quels qu’ils soient.
— Je suis flatté,
commenta Hao avec un large sourire moqueur.
— Vous n’avez
aucune pitié ? demanda Yoh.
— Les gens dans
leur genre n’ont pas besoin de pitié ! répliqua Marco.
— Mais...
— Viens, Yoh, fit soudain Hao en le
prenant cette fois-ci par le bras. Nous n’avons plus rien à faire ici.
— Je ne vous
laisserais pas partir aussi facilement !! commença
le grand blond.
Mais Jeanne posa une main sur son arme et l’abaissa. Elle
lui murmura quelque chose et après un temps d’hésitation, l’ange disparut, mais
la férocité dans les yeux de Marco ne diminua pas.
Pendant ce temps, Hao avait
entraîné son jumeau dehors. Il faisait nuit et le vent faisait voler
quelques-uns de ses cheveux. On ne voyait pas les étoiles à cause de toutes les
lumières de la ville, donc il l’emmena encore plus loin, dans un coin plus
reculé où tous ces petits point lumineux étaient bien visibles. Yoh n’avait pas arrêté de fulminer.
— Ils veulent faire
cesser des massacres en en perpétuant d’autres, ça n’a aucun sens !
— Je sais, Otôto, calme-toi et assieds-toi là.
Yoh obéit et Hao,
qui se glissa derrière lui, entreprit de lui faire un massage plein d’amour au
niveau des épaules et du cou. Petit à petit, les muscles noués du garçon aux
cheveux cours se détendirent sous l’effet de ces mains professionnelles. Les
pouces bougeaient en rythme, comme une danse synchronisée. Les autres doigts
s’appliquaient presque à caresser la peau à présent dénudée après le passage
des pouces, électrisant l’ambiance.
Tout d’un coup, Yoh se retourna
et passa ses bras autour du cou de son frère, enfouissant sa tête dans le creux
de son cou.
— Nii-san, ils ne comprennent pas...
Avec un sourire triste, Hao
serra contre lui cette petite boule de nerfs apaisée.
— Ce n’est pas
grave, Yoh. Du moment que toi, tu me comprends et que
tu me fais confiance, les autres n’ont aucune importance.
— Merci...
Yoh se redressa un peu et l’embrassa.
On pouvait à peine voir les lampadaires éclairés à quelques kilomètres et seule
la lune et les étoiles les éclairaient. Lorsque les jumeaux reprirent leur
souffle, Hao murmura :
— La nuit est
belle, tu ne trouves pas ?
— Hum,
acquiesça-t-il en souriant.
Ils restèrent dans les bras l’un de l’autre durant un bon
moment avant qu’ils ne se séparent à regret. Chacun dans leur coin, sur leur
chemin de retour respectif, ils eurent une pensée commune :
« Heureusement qu’il n’a pas vu que j’avais envie
d’aller plus loin... »
A suivre...
*-*-*-*-*
(1) La façon dont il le lance, on
dirait Pokémon, non ?... J’ai honte, si vous
saviez comme j’ai honte v.v
Mydaya : Un grand merci à Fisou qui m’a donné l’idée d’une rencontre avec Jeanne et
Marco !!! Je suis vraiment très contente, il y a eu plein d’idées de
partout, je ne sais plus où donner de la tête, lool !
En tout cas, je retire ce que j’ai dis précédemment, il y aura plus de
chapitres que prévu, à présent ! J’espère que ça vous a fait
plaisir !! ;p
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