Une histoire de poison
Série : Count Cain
Auteur : Mydaya
Couple : Cain
x Merry. Bref je vais simplement me faire tuer, lool !!
Genre : POV
Disclaimers : Ah c’est bête ça, y’a Riff qui appartient à Cain, Merry pareil, euh... et
puis Cain il appartient à Yuki...
donc bah euh... il ne m’en reste plus pour moi... tant pis, je vais devoir me
rabattre sur Jack et Marie qui sont le fruit de mon imagination. Spoilers !!
L’histoire débute à partir du tome 6 et vous verrez quand !
Merryweather
Rebecca était derrière en train de brûler dans les
flammes, retenue par sa propre mère afin qu’elle ne s’échappe pas.
J’étais si triste ! Rebecca, bien qu’ayant voulu me
faire les pires horreurs, avait été une très bonne amie, la seule de mon âge
avec qui j’avais sympathisé. Mme Hemins aussi me
manquera après toutes les vacheries que je lui ai faites. Ca m’apprendra...
Alors qu’on vérifiait que je n’avais rien, grand frère
regarda les flammes dansant dans la nuit.
— Tu as aussi le
sang des Hargreaves dans tes veines, et si tu as reçu la malédiction des
Hargreaves avec ça, je voudrais te garder loin de tout ça, même si c’est
seulement un sursit. Je ne veux tout simplement pas que tu te fasses attirer
par toutes ces choses que se passent quand je sors.
Il reporta son regard vers moi, qui était assise dans
l’herbe fraîche.
— Un jour, je
suppose qu’il y aura un homme qui aimera la grande femme que tu seras devenue,
brillant si fort à travers ta seule beauté, mais... je ne veux pas te donner à
quelqu’un et ainsi t’éloigner. Mais les choses que j’ai vues dans cette maison
maudite... Je ne sais pas si c’est de l’amour ou juste de la ténacité, et je
m’étonne d’éprouver ces sentiments qui sont également des choses dangereuses
qui pourraient te brûler
— ... Non... non,
grand frère...
Je m’agrippais à sa veste puis fourrais mon visage contre
lui, humant son parfum qui était mélangé à l’odeur du brûlé, de la fumée.
— Même si... si je
suis un oiseau que tu garderais enfermé dans une cage, je... je m’en
fiche ! Je veux être enfermée par ton amour... (1)
Grand frère resta tout d’abord debout puis il se baissa
pour être à ma hauteur et m’enserra dans ses bras. Il me porta jusqu’à un
fiacre et nous rentrâmes chez nous.
Merryweather
Deux ans étaient passés. J’avais 12 ans et mon frère en
avait 20, mais tout était comme avant entre nous. Une nouvelle affaire s’était
révélée au grand jour et grand frère m’avais autorisée à venir avec lui et
Riff.
Plusieurs meurtres avaient été commis dans une école
privée.
Pendant que Cain parlait avec
diverses personnes, les mettant toutes mal à l’aise, j’en profitais pour lier
connaissance avec des jeunes de mon âge et de ma condition sociale. J’essayais
bien d’entamer un dialogue, mais tous avaient des regards de peur et n’osaient
me parler. Bref, j’ai bientôt abandonné et je n’ai pas arrêté de demander à
Riff quand est-ce qu’on rentrait chez nous.
Mais je vis traîner par terre, une carte de tarot. Bien
entendu je me suis précipitée dessus et sans faire exprès j’ai bousculé
quelqu’un qui voulait également la prendre.
— Oh pardon ! fis-je.
— Non, c’est moi.
Le garçon se releva rapidement et m’aida à me relever
poliment. Il avait les cheveux blonds, de grands yeux bleus et une peau si
mate... Une chemise blanche et un pantalon serré noir constituaient ses
vêtements. Voyant qu’il ne paraissait nullement intimidé, je me présentais
directement :
— Je m’appelle Merryweather Hargereaves !
Et toi ?
— Jack Reppir (2) et j’ai 15 ans. Je suis pensionnaire de cette
école. Mais toi, je ne t’ai jamais vue par ici...
— C’est normal je
suis venue avec mon frère, le Comte Hargereaves Cain. Il est ici pour s’occuper de ces histoires de
meurtres. Tu saurais quelque chose ?
— Bof pas vraiment.
Les dortoirs où ça c’est produit sont à l’opposé des miens. Je suis dans ma
dernière année ici et ensuite je vais prendre le titre que mon père m’a laissé.
Ca va être génial !
— Et où vas-tu être
logé ? J’espère qu’on pourra se revoir une fois que tu seras dehors !
Jack était vraiment très gentil et très charmeur. J’avais
bien fait de venir ! Il se trouva que lorsqu’il reprendrait ses titres, il
n’habiterait pas si loin de chez nous. Le destin l’avait mis au travers de ma
route, bien que mes cartes soient silencieuses. Lui s’essayait également au
tirage des tarots mais il était nettement moins doué que moi.
Un jour, alors qu’on marchait tous les deux dans le
jardin, mon frère croisa notre chemin et interpella Jack.
— Qui es-tu ?
demanda-t-il avec un petit sourire habituel.
— Jack Reppir, Monsieur le Comte. J’ai 15 ans.
— J’ai remarqué que
tu aimais bien ma sœur... ?
Les joues de Jack se teintèrent à ma grande surprise. Il
essaya de renier l’évidence, mais grand frère continua sur sa lancée et au bout
d’un moment il se « disputèrent » un peu.
C’est là, alors que je les voyais tous deux en
contre-jour, que mon cœur manqua un battement... ou battit plus vite... en fait
je ne sais pas trop, mais il s’est passé quelque chose dans ma poitrine.
J’étais tombée amoureuse sans m’en rendre compte...
Cain
Au début, j’étais content que Merry
trouve un compagnon de jeu parce que j’avoue qu’elle commençait à m’agacer à
savoir quand est-ce qu’on allait rentrer.
Mais bon, il se trouve que ce gars est assez grand et
mature et pourrait me la dérober. Pendant une semaine, ils sont restés l’un
avec l’autre, jouant ensemble ou tirant les tarots. J’ai peur de la perdre...
Je ne connais pas vraiment ce morveux ; je ne lui fais pas confiance.
Je sais bien que je ne distribue pas ma confiance
rapidement alors j’essaye d’en savoir plus sur lui. Il se trouve qu’il a hérité
d’un assez coquet héritage, ce qui peut être un bon parti. Après de longues
recherches, je me dis que je pourrais arrêter d’être aussi méfiant...
— Je la surprotège,
murmurai-je à Riff.
— Elle est votre sœur,
my Lord. Il est normal que vous vous sentiez
responsable d’elle. Et puis de nos jours, il vaut mieux être prudent avec tout
ce qui se passe dehors... vous devriez savoir ça.
— Je l’étouffe
trop, elle doit vivre. Mais...
— Parlez avec lui,
ça pourrait vous aider.
Toujours d’aussi bon conseil, toujours là quand on a
besoin de lui, toujours là pour moi, je dois beaucoup à Riff. Bref, j’ai suivi
ses recommandations et à la fin, Jack se révèle être assez amusant. J’ai
l’impression qu’il croit que je le déteste, mais ce n’est pas le cas. Sauf s’il
me la prend.
Et puis que Merry se trouve un
mari avant moi serait le comble du comble. Pour qui je passerais ? Bien
sûr, je me moque totalement des médisances des autres, mais c’est des moqueries
cinglantes de ma très chère sœur dont j’ai peur de faire les frais. C’est que
je commence à la connaître...
Nous retournons quelques jours chez nous. Et quand je
décide d’enfin retourner à cette école, Merry se
jette à mes pieds :
— Grand
frère ! Laisse-moi venir, s’il te plaît ! J’en ai marre de rester
ici !!
— La dernière fois
tu t’étais ennuyée.
— Mais là, il y a
Jack !
Et oui, toujours là, ce petit bougre. Tiens, l’assassin ne
pourrait pas le supprimer par hasard ? Ca m’arrangerait... Non, je suis
trop méchant, Merry à l’air de vraiment l’apprécier à
me regarder avec cet air de chien battu. Et moi, je suis vraiment trop gentil
de la laisser venir...
Arrivés sur les lieux, Merry
court effectivement rejoindre son ami. Soupirant, je me tourne vers ces histoires
de meurtres toujours pas résolues.
Une jeune femme aux cheveux blonds m’apporta quelques
dossiers où tout y était relaté. Je lui fis un sourire ravageur, comparable à
sa beauté tout autant dévastatrice.
— A qui ai-je
l’honneur ? demandai-je, remarquant qu’elle
n’était pas une servante.
— La fille du
directeur de cette école, sourit-elle avec ses dents blanches. Je m’appelle
Marie Chefam (3), Monsieur le Comte.
— Vous pouvez
m’appeler Cain, fis-je tout en effectuant un
baisemain.
Ah elle était vraiment adorable, cultivée, gentille,
presque timide... Seulement je découvris assez rapidement qui était le meurtrier et je dus la quitter, me promettant
mentalement de faire beaucoup de visites.
Dans le fiacre du retour, Merry
fut également attristée. J’ébouriffais ses cheveux.
— Nous reviendrons,
lui assurai-je avec un grand sourire.
Merryweather
Wouah !! Nous sommes enfin revenus
à cette école et Jack y est toujours.
Cain disparaît avec la fille qui était
venue nous accueillir.
— Qui est-ce ?
demandai-je à mon plus grand ami.
— Marie Chefam, la fille du directeur. Elle est très gentille et
elle s’est toujours très bien occupée de nous.
— Tu crois qu’elle
pourrait rendre mon frère heureux ?
— Euh... oui je
pense.
— Ce serait
vraiment bien !
Un peu nerveuse, je tirai les tarots sur l’avenir. La
faucheuse apparut dans ma main, ce qui me fit réfléchir.
Riff
Mes maîtres vont de plus en plus souvent dans cette école.
Miss Merry a trouvé un compagnon fort agréable, Jack,
et my Lord a trouvé également un magnifique lot,
Marie. Aujourd’hui, ils ont eut l’autorisation du directeur afin qu’ils mangent
à quatre. Je leur avais mitonné ma spécialité pour que cette journée soit mémorable.
Sauf qu’un besoin urgent d’aller aux toilettes m’éloigna des
plats et quand j’y revins, les positions des assiettes avaient changé. Etudiant
en médecine et majordome depuis pas mal d’années du Comte Hargereaves,
je trouvai une quantité assez importante de poison dans les mets destinés à
Marie et à Jack.
Etrange... Ces deux personnes n’ayant pas grand-chose en
commun, j’en conclus qu’on voulait ébranler la famille Hargereaves.
Attaché à cette famille plus qu’à la prunelle de mes yeux, il me fallait les
protéger de la tristesse de perdre quelqu’un de cher. Je jetais les reliefs
empoisonnés et en refit pour les âmes sœurs de mes maîtres. Le repas se passa
extrêmement bien à mon plus grand bonheur.
Mais le soir, je décidais d’en avertir mes chers
maîtres :
— My Lord, Miss, j’ai une grave nouvelle à vous annoncer.
— Ne me dis pas que
tu veux quitter mon service ! s’exclama le Comte totalement horrifié.
— Oh non ! se joignit sa soeur.
— Non, ce n’est pas
ça ! Cela vous concerne. Je ne veux pas gâcher votre plaisir, mais je dois
vous informer qu’« on » a essayé d’empoisonner Marie Chefam et Jack Reppir lors du
repas de ce midi.
Les deux maîtres pâlirent. Miss regarda le bout de ses
chaussures, les sourcils froncés. My Lord se racla la
gorge avant de déclarer :
— Est-ce que tu as
découvert qui a fait le coup ?
— Non, il doit
s’agir d’un professionnel car je n’ai pas vu de traces.
— Je vais me mettre
sur cette affaire tout de suite ! Je ne laisserais personne faire du mal à
Marie !
J’aperçus du coin de l’œil que Miss Merry
parut songeur un instant, puis elle sembla remarquer quelque chose et elle
s’écria :
— Et Jack !
— Bien sûr,
répondit my Lord avec un sourire. Mais je suppose que
la personne qui a fait le coup est la même et donc si je retrouve celui qui
veut attenter à la vie de Marie, je retrouve celui qui voulait tuer ton Jack.
— Je veux
t’aider !
— Non.
La cage dorée refusait surface. Miss Merry
le sentit et parut se détendre. Je la comprenais. Moi aussi j’étais enfermé
dans cette cage et je m’y complaisais. Miss partit se coucher et my Lord également.
Cain
Hmm ça s’annonçait assez mal pour
moi...
Je ne pensais pas que quelqu’un avait versé du poison dans
l’assiette de Marie. Et puis Riff était vraiment trop parfait... s’il ne
l’avait pas été, le poison que j’avais versé dans le met de ce Jack, aurait
fait son effet ! Si Merry découvrait la vérité,
elle me tuerait et partirait loin de moi car je pense que j’étais allé un peu
trop loin. Cependant, le poison destiné à Marie m’inquiétait.
J’espérais que ma petite sœur ne viendrait pas y mettre le
bout de son nez !
Merryweather
Hmm ça s’annonçait assez mal pour
moi...
Je ne pensais pas que quelqu’un avait versé du poison dans
l’assiette de Jack. Et puis Riff était vraiment trop parfait... s’il ne l’avait
pas été, le poison que j’avais versé dans le met de cette Marie, aurait fait
son effet ! Si Cain découvrait la vérité, il me
tuerait et voudra me faire partir loin de lui car je pense que j’étais allée un
peu trop loin. Cependant, le poison destiné à Jack m’inquiétait.
Il fallait donc que je pointe le bout de mon nez dans
cette affaire ?!
Riff
La vie dans la demeure des Hargereaves
et dans l’école fut alors mouvementée. Entre my Lord
qui s’acharnait à découvrir qui dans l’école avait des dons pour les poisons et
Miss Merry qui m’avait fait promettre de ne rien
dévoiler de ses projets sur la discrète enquête qu’elle effectuait, les
discussions des repas tournaient uniquement autour de ce sujet.
— Grand
frère ! As-tu découvert des choses intéressantes ?
— Je ne sais pas...
Les enfants étaient tous au réfectoire et les seuls qui auraient pu faire le
coup pourraient être quelqu’un du personnel. J’ai également appris qu’il
s’agissait de l’arsenic qui avait été versé. J’ai vérifié dans les restes jetés
à la poubelle.
— Dans les deux assiettes,
il y avait de l’arsenic ?
— Euh... hum...
non. L’arsenic était dans l’assiette de Marie. Du cyanure était dans l’assiette
de Jack. Mais je persiste à dire que c’est la même personne qui a fait le
coup ! Je pense que l’assassin voulait simplement brouiller les pistes. Je
regarderais les indices laissés sur l’assiette de Marie et ça ira pour résoudre
cette affreuse histoire.
Je fronçais les sourcils. Ce n’était pas dans les
habitudes de my Lord de laisser aller cette affaire
aussi facilement. Généralement, il préférait voir tous les points de vues et là
c’est comme s’il ne prenait pas en compte le fait qu’il y ait plusieurs meurtriers...
— Non !
s’écria Miss. Il vaudrait mieux s’occuper de mon ami Jack ! Toi, tu as
pleins d’amies de ton âge ! Moi, c’est le seul alors tu pourrais faire un
effort et te concentrer sur la tentative d’empoisonnement sur Jack ! Sinon,
je vais me mêler de ça !
— Pas
question ! D’accord, je m’occupe de ton Jack. Je vois que tu
t’intéresserais peut-être à lui ?
Miss Merry rougit fortement puis
détourna le regard, gênée. Ce n’était pas vraiment son genre mais il est vrai
que je ne l’avais jamais vue tomber amoureuse de quelqu’un. Après le repas, mes
maîtres retournèrent là-bas, me demandant chacun de ranger leur chambre.
La maison fut bien vide, mais je m’attelais à la tâche
avec bonheur, allant dans la chambre de my Lord,
changeant les draps, aérant et rangeant ce qui traînait. Je jetais un coup
d’œil à sa collection de poison et là, je remarquai avec stupeur qu’une petite
bouteille de cyanure avait disparu. Du cyanure avait été versé dans l’assiette
de Jack... Déglutissant avec effort, j’essayai de me trouver mille et une
raisons qui pourraient innocenter mon cher maître.
J’étais encore à des suppositions bancales lorsque
j’entrais enfin dans la chambre de Miss, mon regard fut également attiré par sa
petite étagère qui contenait quelques cadeaux de Cain.
Quelques très rares fois, il lui avait offert des poisons qu’elle avait gardés
précieusement. Un flacon d’arsenic manquait. De l’arsenic avait été ajouté au
plat de Mlle Chefam...
— J’ai besoin de
m’asseoir, là... murmurai-je.
Joignant le geste à la parole, je m’assis sur le lit de ma
chère maîtresse. Qu’est-ce qu’il fallait que je fasse ?
Cain
Encore une journée infructueuse.
Riff me débarrassait de mon éternelle chemise blanche
quand je remarquais qu’il le faisait plutôt avec tension.
— Qu’est-ce qui ne
va pas, Riff ?
— ...
— Depuis quand
as-tu des secrets pour moi ?
— Je... j’ai
découvert quelque chose sur les tentatives de meurtre, mais...
Je blêmis. Serait-ce possible qu’il ait trouvé que c’était
moi le coupable ? Et puis de toute manière qu’est-ce qu’il pourrait
faire ? Il n’avait quand même pas tout raconté à Merry ?!
Espérant que ma voix ne chevrotait pas, je
demandais :
— Oui ?
— Je sais qui a
versé du poison dans le plat de Mlle Chefam,
souffla-t-il après une seconde d’hésitation et je respirais à nouveau. Il
s’agit de Miss Merryweather.
—
MERRY ????!!!
Je le vis hocher la tête sombrement. Il sembla vouloir
rajouter quelque chose, mais un parut se raviser car il n’ajouta rien. Peut-être,
après tout, était-il au courant pour moi.
Je m’assis et passais une main sur mon visage.
Pourquoi ? Je me torturai l’esprit toute la nuit et je ne réussis pas à
fermer l’œil.
Merryweather
Quelqu’un frappa à ma porte alors que j’étais déjà
couchée. C’était Riff. Voulant dormir, je voulus le presser, mais il semblait
vraiment très hésitant.
— Je sais qui a
attenté à la vie de Mr Reppir, finit-il par dire.
— De Jack ?
Dis-moi vite, Riff !
— Ca ne va pas vous
plaire, Miss...
— Eh ?
— Il s’agit de
votre frère Cain.
Un grand vide se fit en moi. Pourquoi voulait-il m’enlever
la seule personne d’à peu près mon âge ? J’aimais me sentir parfois emprisonnée
dans cette cage qu’il avait confectionnée, mais là... Il n’avait pas le droit
de s’attaquer aux personnes que j’aimais !
Je remerciais dignement Riff et lui demandais de partir.
J’ai pleuré toute la nuit, n’arrivant pas à m’endormir.
Merryweather
Le lendemain, je n’osais pas regarder Cain
en face et lui non plus pendant le petit déjeuner.
— Aujourd’hui, je
ne compte pas aller à l’école, commença grand frère. Si tu désires t’y rendre,
Riff pourra t’accompagner.
— Et... hum... et
cette histoire de tentative de meurtre ?
Il avait l’air gêné. Encore heureux qu’il se sente
coupable ! (4) Mais à la fois, je ne voulais pas autant le mettre dans
l’embarras. Le mieux pour nous deux, je pense, serait de faire savoir ma
connaissance sur cet acte. Il aura à s’expliquer.
— Grand frère... Je
sais qui voulais tuer Jack...
— Ah ? fit-il
sans vraiment s’intéresser à ma réponse. Ne t’avais-je pas dit de ne pas t’y
mêler ?
— Et j’ai bien
fait ! répliquai-je. Car tu n’allais quand même
pas t’accuser toi-même !
Il lâcha sa tasse de café qui se fracassa à terre et le
liquide s’échappa. Riff arriva, gardant soigneusement les yeux baissés, et
épongea le tout.
Je regardais méchamment grand frère dans les yeux tandis
que lui, semblait seulement surpris. Je n’y voyais aucune trace de remords...
Il passa une main dans ses cheveux mi-longs, ce geste qui faisait craquer
toutes les femmes. Il n’allait quand même pas utiliser ce procédé sur
moi ?! ... Non pas que ça me déplaisait...
Il posa ses mains sur la nappe blanche et posa sur moi des
yeux calmes et froids.
— Essayerais-tu de
me faire passer pour le coupable dans tout ça ?
— Ne l’es-tu
pas ? Tu as bien tenté de tuer Jack, non ?!
— Je ne le nie pas,
mais toi, n’aurais-tu pas également quelque chose à me dire, Merry ?
— Comment ça ?
— Tu oserais nier
le fait que tu as, toi aussi, tenté d’assassiner Marie ?
— Les cartes
l’avaient prédit ! répliquai-je, cherchant une porte
de secours face à la tournure de la discussion.
— Je ne crois pas
au destin et si tu n’avais pas regardé tes cartes, tu ne l’aurais pas fait,
c’est ça ? Tu veux vraiment que je croie ça ?
— Tu t’intéressais
si fort à elle ?
Mince ! Ces paroles m’avaient échappé et le ton peiné
que j’avais utilisé ne faisait aucun doute. Pâle comme la mort, je me levais
brusquement de ma chaise et courut jusqu’à ma chambre pour m’y enfermer.
Pleurant douloureusement, je commençais à préparer mes
bagages. Grand frère allait certainement m’envoyer loin pour me faire oublier
ce sentiment. Mais je ne verrais plus Jack... Je serais à nouveau seule...
Quelqu’un frappa à ma porte et voulut ouvrir, mais
celle-ci étant fermée, je ne me fis aucun souci.
— Merry ?
— Lâche-moi, grand
frère.
— Laisse-moi te
parler.
Reniflant comme un diable pour refouler mes larmes, je
vins ouvrir la porte presque contre mon gré. Je ne le regardai pas dans les
yeux, retournant à mes valises.
Il hésita finalement à entrer, puis il alla s’asseoir sur
mon lit, sans me demander la permission.
— Merry... hum... j’étais seulement vaguement intéressée par
elle. Et toi ? Jack semblait-il si charmant que ça ?
— Je ne l’aime pas
d’amour, grand frère. C’est juste que nous avons les
mêmes passions et j’aime bien traîner avec lui. Je peux dire que c’est mon
premier grand ami après Rebecca. Et lui ne désire pas me tuer. Je croyais que
tu l’avais compris...
Une main me prit le bras et m’attira en arrière. Je me
laissais faire, me retrouvant enserrée dans deux bras protecteurs dans lesquels
j’y nichais le visage. J’aimais sentir son odeur, plus forte sur lui que dans
les pièces où il séjournait. Il me serra encore plus contre lui, respirant lui
aussi le parfum de mes cheveux.
— Je t’aime, petite
sœur, laissa-t-il échapper dans un soupir presque inaudible.
— Moi aussi, grand frère.
FIN
Notes :
(1) De la compassion pour moi, siouplé ! J’ai directement traduit de l’anglais au
français alors il se peut que ce ne soit pas exactement les paroles qui s’y
sont dites, mais tant pis ! Le principal y est.
(2) Ah oui c’était trop tentant de mettre
ça ! Le prénom Jack m’est venu d’un coup et j’ai tout de suite pensé à
Jack the Ripper... Bah oui Reppir
est l’inverse de Ripper... bref seule moi trouve ça drôle, lool !
(3) Et on ne critique pas mon manque
d’inspiration, s’il vous plaît ! Et j’ai bien le droit d’inventer des jeux
de mots stupides avec le nom de mes persos, na ! « Ma riche
femme » va très bien à Marie Chefam !!
(4) Un peu égoïste sur les bords,
cette petite...
Mydaya : Alors voilà, j’ai fini ce
petit one-shot qui trottait dans ma tête depuis
quelques temps... Il est vrai que je suis plus portée sur le couple Riff x Cain, mais il se trouve que je n’avais point d’idée sur le
moment et que tout me venait pour ce couple. En gros, Marie et Jack ne
servaient à rien... loool !! Et puis aussi, désolée
de ne pas avoir trouvé un titre un peu mieux mais j’ai construit l’histoire à
partir de cette petite anecdote que je trouvais marrante, alors c’est la seule
chose qui me soit restée... J’espère que ça vous a assez plu pour que vous
puissiez envisager la possibilité de me laisser une chtite
review. é.è